Voir la feuille à l’envers.

Posted by Aude on juillet 26, 2007

A l’index.

- “Rien ou m’achever peut-être, si j’avais la foi de l’énième tentative. Tu sais, je me suis bien regardé dans les yeux et je n’ai rien vu. A l’improviste, le matin, le midi et le soir, l’infection ordinaire cirait mes godasses racornies d’attendre et je ne t’éprouve plus. C’eut été pourtant facile de ne pas faire de croche-pieds à mes pirouettes, de ne pas m’encombrer de tout ce que tu refuses d’accepter ! Tu ne veux rien de ce que j’ai été et tu ne sais rien de ce que je suis ; nous nous sommes manqués avant que je ne compte les guimauves, avant ma langue fumante à la boisson vouée.

- Oui, mais les piles de mon phare intérieur sont à plat.

- Va au diable.”

Nains portent quoi.

Posted by Aude on juillet 15, 2007

Dissonnée.

Ensaquée à dos de licorne, elle allait dodeliner rêverbères hallogènes en coins hallucinés aux exigences altières et âpres altérités. La saillante émeraude au cornoscope adorné, sitôt dix comptés, valse avec l’effroyable en chausses-à-filtrer. Mais l’exacerbation si-vile de notre empressée, qui s’épuisait à la pose comme à récalcitrer, la prose toute ensuquée, s’aperçut de la ronde et fut épouvantée… Tentons la reprise de me gagner nous-même, s’implicita-t-elle qu’elle.

Et dés-à-passé, décomposée, elle coiffa son chapeau et ainsi referma du couvercle le pot.

Du bal con.

Posted by Aude on juin 26, 2007

La migration des oeufs serait pour Juillet.

- “Les paupières en boucliers à leurs yeux catapultes, je tranchai la fosse aux faux entre nous. Je voulus en finir un bonne fois pour toutes mais à l’instant, j’y perdis le sens de la question ; une abstraction inquiète d’avoir l’air de quelque chose.

- Oui, c’est la vie.

- Les terreurs avaient faces humaines, pendues aux balustrades des cils avec des sourires chauves ; elles recousaient sans hallucinogènes les crêtes du silence quand leurs pieds grinçaient plus que les planchers d’épiderme, et même la fureur de mon piano droit ne savait plus m’assourdir. On sacquait les remords derrière chacune des prières, marché aux oeufs du 15 Août.

- Oui, c’est le monde.

- Parce qu’à bien y regarder, elle lustre ses souliers comme elle voudrait que son esprit brille, cette engeance de marchandeurs qui hausse le prix des maux. Enchapeautée de vilitude, enqueue-de-piée de servitude, l’hypocrisie en bandoulière, la bêtise en écharpe. Moulée dans le verbe malodorant, s’entiche des tragédies d’autres et s’affaire à dévêtir les nus, mais se lève de table en demandant pardon. Prodige qu’est Perfidie.

- Oui. Merci, toi aussi.”

La sonde, j’vous la pose où ?

Posted by Aude on juin 02, 2007

Généralité + Lieu commun + Question.

Le meilleur serait-il pour la fin ou est-ce que rien ne vaudrait le début ?

Histoire d’archives, II.

Posted by Aude on mai 20, 2007

Procès-verbal.

Compte rendu fac-silimé de mes humeurs bavardes ou pudiques, l’écriture comme à la fois mon être et mon paraître, chair et viscères autant que maquillage et habits, mon sourire à la beauté des formes et celui de circonstance aux convenances formelles. Qui je suis et qui je veux être, qui je veut être, quel jeu peut-être.

Comme marque le linge l’étiquette à nom brodé cousue aux cols des chemises, le style colle à la peau hors de portée de la vue.

Karoutcho ! ©

Posted by Aude on avril 23, 2007

Généralités d’itinéraires.

Il est remarquable que les préambules et introductions à bien des ouvrages, théoriques ou non, publiés comme le dicte les conventions éditoriales dans les premières pages à l’attention de quelques attentionnés lecteurs, soient presque toujours rédigés à la fin de celui-ci.
Remémoire des opinions communément admises desquelles combien fallut-il de labeur et de clairvoyance pour seulement s’extraire, exposition des enjeux et des limites du champ d’étude, justification systématique des postulats au moyen de la toute puissante interprétation d’un maître illustrement méconnu, humilité feinte enfin, en la démonstration d’érudition par la capacité à bâtir des ponts en dépit de la densité du corps documentaire qui s’offrait au sujet.
Par ce procédé, c’est paradoxalement sur une toile de fond presque conclusive que lecture débute, l’auteur témoignant surtout de son souci d’être parfaitement saisi dans toute la rectitude de son propos et par-dessus tout, de celui d’être pris pour ce qu’il se défend d’être.
Curieux, véritablement, que désormais les introductions s’apparentent davantage à des mises en garde qu’à une invitation à la lecture.

Histoire d’archives, I.

Posted by Aude on février 09, 2007

Le verbe et l’état.

Le verbe mesure la hauteur de la tour d’où je dis, d’où je règne, je vaque, je crédule, je comédie, je laisse. Le verbe mesure la hauteur de la tour d’où j’ai l’âme qui respire. Le verbe mesure la hauteur de la tour où je culte en paix. Le verbe mesure la tour sur l’échelle de ma grammaire intime.

C’est le verbe qui mesure qui je peux être, qui je peut être, quel jeu peut-être.

Y a comme un goût.

Posted by Aude on janvier 29, 2007

De l’art de chausser sa chaussette sans fauter ou comment j’ai tout compris à Freud et toute la compagnie.

On nous apprend en y mettant un point d’honneur et beaucoup de sérieux, d’application et force de méthode de quelle manière accorder nos sacs à nos souliers, nos coiffures à nos décolletés, nos yeux à nos fards à paupières, nos talons à la taille de nos petits-amis et nos convictions avec celles du reste du monde. On signe des pétitions, on fait la grève, on manifeste quotidiennement notre mécontentement face à l’injustice, on s’insurge parfois, mais on se fout d’une royale manière du port de la chaussette. Personne ou presque ne semble s’en soucier et c’est un grand dommage.

Je prend donc ici voix au chapitre.

Les chaussettes sont des petits êtres de tiroirs, qui comme nos couverts, peuplent nos vies de discrète façon. Elles ne prennent pas plus de place que le pantalon trop petit que l’on ne remettra jamais mais sont pourtant jetées avec dédain, comme des vieilles ordures encombrantes que l’on ne touche qu’avec l’air répugné, du pouce et de l’index.

Et quelle réputation les précède ! Ne dit-on pas “jeter comme une vieille chaussette” , “s’en foutre comme de sa première paire de chaussettes” ou encore “boire du jus de chaussettes” lorsque l’on veut témoigner du mauvais goût d’une boisson en général et d’un mauvais café en particulier ? Autant d’expressions et locutions françaises qui travaillent contre la réputation déjà salie de la chaussette, malheureuse victime domestique.

Tentons une métaphore et admettons que Nous, êtres de raison, sommes un carrosse.

Il y a le Moi (ça, c’est vous), le Surmoi (les vêtements que vous portez), le Ça (les mauvais goûts innés que vous tentez de refouler), le Là (les bons goûts acquis que vous extériorisez) et enfin le Quoi (ça, c’est ce dont vous vous fichez).

La chaussette ne trouve de place que dans cette dernière désignation, reléguée au banc des parias et des méprisés, Quoi.

Vous l’aurez compris, la chaussette est la cinquième roue du carrosse, tout le monde s’accorde plus ou moins pour le dire en s’en foutant éperdument puisque nos poules sont somme toute assez bien gardées. Mais je pose la question, qu’advient-il lorsqu’un carrosse à cinq roues tente de circuler dans un poulailler ? Je vous le donne en mille : personne ne le sait parce que personne n’est assez malin pour s’en préoccuper.

Or, la chaussette, c’est un peu pareil personne n’est assez malin pour s’en préoccuper.

Une comparaison à présent, à point nommé.

Lorsque vous ouvrez un livre bien édité, le choix de la typographie, sa taille, l’espace entre les mots, les lignes, les lettres, la mise en rubrique des notes de lecture, etc, en bref toute la mise en page qui permet une lecture agréable, si elle est bien faite, est parfaitement invisible.
Les typographes et éditeurs qui font bien leur travail optimisent de cette manière notre lecture et tout leur labeur repose sur ce concept même d’insoupçonnabilité.

Ce sont des travailleurs de l’ombre pour de vrai, enchaînés à l’ingratitude de leur longue tâche au service de notre confort, ne récoltant en retour que les critiques d’insatisfaits notoires…
Même si vous n’êtes pas typophile ou amateur de belles éditions vous-même, le lien reste aisé car d’une certaine manière, les chaussettes sont aussi des typographes.
Elles se mettent en quatre – mais plus fréquemment par deux – et ne récoltent que notre ingratitude la plus nauséabonde, si je puis dire.
Pourtant, la chaussette est humble, la chaussette est toujours dans son assiette, la chaussette nous aime, elle ne nous demande rien. La chaussette, comme nos typographes, se fait oublier.

Les chaussettes sont de petites mères, le placenta de nos pieds qu’elles prennent soin de tenir au chaud, ce pied qui nous tient à la terre et duquel toute notre existence est foulée.

Bon. Tout cela n’est pas seulement un prétexte à des bavardages, c’est une presque prière. Je n’ai pas l’ambition d’éveiller les consciences mais simplement…

Nous ne changerons pas, alors faisons tout de même ensemble la promesse d’un monde sans chaussettes blanches et sans trous, portons les dorénavant avec discernement, créativité et par dessus tout, avec à propos.

Tous unis pour un monde sans chaussettes moches.

Et demain, une analyse furieusement détaillée et résolument critique des très sérieuses et non moins drôlatiques Mises en garde de Nintendo contre l’abus de jeu sur la Wii…

(Oui, je lis avec attention tout ce qui tombe sous ma main ; mais non, je n’écrirai pas vraiment ce billet.)

Hey, Pup ! « vin-quate ! » (vingt-quatre)

Posted by Aude on décembre 14, 2006

- “Tôt le matin, je me lève et je te bouscule…

- Non mais ça va oui ?! On se calme tout de suite, parce qu’il est TROP TÔT, NOM DE DIEU !!!”

“I had a dream”. But it was a nightmare.

Je venais de faire un effroyable cauchemar – qu’en plus, j’avais mené jusqu’à son terme – dans lequel tout le monde mourait et tout, et qui me laissait dans une indicible torpeur. Après un double expresso de mon cru, un jus d’oranges pressées et quatre ou cinq excellentes cigarettes – qui me tuent et merci bien – il revint à ma mémoire qu’on me faisait autrefois accoucher de mes mauvais rêves au-dessus de la cuvette des toilettes et que l’on tirait la chasse d’eau pour les noyer à tout jamais ; ce procédé fonctionnait du tonnerre puisque je m’endormais paisiblement cinq minutes plus tard. Je viens de mesurer combien cela valait toujours… C’est épatant ces trucs de l’enfance, finalement c’est comme un outil dans Photoshop, non ? Il est là depuis longtemps et dès que vous parvenez enfin à le maîtriser, alors seulement vous vous rendez compte à quel point jadis vous vous débattîtes pour fort peu.
Avec un peu de chance, ça marche aussi pour les souffles magiques sur les bobos qui guérissaient comme par enchantement, et aussi pour le père Noël, à propos duquel je suis prête à soutenir mordicus, si on me donne seulement la queue d’une preuve, qu’il fut en vérité la victime malheureuse d’industriels peu scrupuleux qui l’enlevèrent l’année de mes 6 ans – je m’en souviens très bien – , trop heureux de pouvoir enfin de tout leur saoul vendre des saloperies aux parents riches d’enfants, petits animaux désirants, durant toutes ces dernières années. Hum, hum. Bref…

Pour en revenir à mes laineux, avec le recul tout cela n’est pas sans me faire penser à l’histoire d’un vague type, qui connait un lourd secret mais qu’il ne parvient à renfermer seul, qui court alors hors de sa cité pour aller déposer son fardeau au creux du tronc d’un arbre ou bien dans un trou qu’il aurait creusé lui-même, peut-être. Mais je crois qu’il y a aussi une histoire avec un roi, qui passe sa vie à poil mais qui vraisemblablement l’ignore, et dont le tailleur joue un rôle plus que central dans l’intrigue puisqu’il me semble me souvenir qu’il s’agit en fait du héros éponyme du conte.
Ces deux récits à présent l’un sur l’autre se chevauchent ; machine infernale désormais en marche, la dégénérescence cellulaire gagne ma mémoire qui déjà périclite. Immensongèrement, – hop ! – j’ai vraiment oublié, et ce cher Google n’aura pas su me satisfaire, une fois n’est pas coutume. Je déteste ça, rester sur ma faim…
Aussi, si par le plus grand hasard de toute l’histoire du hasard, vous avez en votre possession une quelconque information vérifiée sur le sujet, je vous saurais bon gré de vouloir bien me l’offrir, tel un précieux présent, bien à propos en ces temps incertains de fêtes de fin d’année.

Syndrome de Peter Pan mon cul…

N.B : Bon, comme une bonne (i)côn(n)e que je suis, je retourne au (pad)dock…

Charles ? Me prêteriez-vous vos binocles, je vous prie ?

Posted by Aude on novembre 29, 2006

Où fichtre est passée la beauté baudelairienne ?

La mendiante rousse est pour l’heure un pauvre bougre puant qui se pisse dessus dans le métro à l’heure de pointe, la passante majestueuse avec sa jambe de statue détourne de nous son regard méprisant et empeste le parfum, mais le vin et le haschich relèvent la toile de jute et révèlent encore nos esprit à nos paradis résolument perdus par ces temps artificiels.

A paraitre pour bientôt : un sonnet, qui pour le moment exige une familiarisation d’avec l’idée de publication, avant sa publication.