La messe Edith.

Publié par Aude le 01 octobre 2007

Le tout au garde-meubles, une aune seulement en peau de taupe par audessus les coins saillants à portée de coups, Edith partit quand même. Mais l’aller las - tic involontaire de son carnet à desseins - elle se sentit Dieu et de son cœur voulut se faire l’apôtre, à mille bornes d’en franchir la frontière.
Elle parla de son pays d’en-dedans qui ressemblait si peu aux dents du monde véritable, de ses images de l’Ignoble en cape d’illusion tout chapeauté de coquilles et elle s’attarda en mélancolie, le coude au genou et la joue dans la paume. Perçant la doctrine d’une divine pour s’en enduire, son palais n’avait pas dit son dernier mot ; il lui avait semblé que des musiciens finissaient par naître des sublimes lorsqu’ils en cherchaient la note.
Méconnaissant altermoiements, elle se composa des armes à tout, des armes à lettres, des arbalètes à figures blettes et terminologies bien acérées.
Et à la garde des champs de chagrin et en faveur de leurs échos, quelques jours à mentir son humeur et à en omettre le précipité, elle se garda du maelström des grandes occasions.
Mais les apories coûtent cher.

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Commentaires

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  1. Joseph Pujol, Lundi 01/10/07 à 22:50

    Mélancolie, habit sombre qui va si bien à l’âme. Le regard en dédain, blason cousu sur la peau, se plaît à faire fuir les sourires trop coupants de bonheur stupide. Injection de liquides en refroidissement, le temps en surplomb, la vie n’a qu’a attendre de passer sous le pont des soupirs. Etre si mélangé de liqueurs acides et boire le présent en litres de lucidité. Se sentir seul mais se rêver unique, bouffées de mondes intimes, sauvages et épais. La météo est changeante dans ces profondes contrées, qui pointent à l’horizon de nos yeux asphixiés. Passages nuageux, orages rapide, mais lents colis…

    sans expéditeur…

    http://www2.unil.ch/fra/HistLitt/Cours/XVIII-XIX/Melancolie.gif

  2. Marie, Mardi 02/10/07 à 12:18

    Cent heures, le facteur n’est pas passé…

  3. mix, Mercredi 03/10/07 à 12:01

    La mélancolie quoiqu’on en dise
    Sublime l’heure et les saisons
    Telle douce-amère friandise
    Qui n’aurait de douceur que le nom
    (…)
    La mélancolie plus que nulle autre
    Elève l’âme et la raison
    Point mesdames ne m’en fais l’apôtre
    Il n’est qu’à regarder l’horizon
    (…)
    Tété

    Mais dis-moi, très chère Aude, à mes oreilles se sont agrippées deux formules plus que familières, dois-je y voir un précieux et délicat hommage ou bien j’appelle tout de suite mon avocat ?
    Crevette ! :p

  4. Aude, Mercredi 03/10/07 à 12:52

    Mix,
    Il est des pièces d’imaginaire qui, une fois qu’on les a pénétré, n’offrent guère de poignée pour s’en sortir.
    Hommage ou pillage, quand j’aime je prends… Et sur mon honneur, ma grandeur, ma grande soeur, combien ai-je aimé celles-ci !

  5. mix, Mercredi 03/10/07 à 13:36

    Quand c’est les chiottes c’est tout de même un peu chiant.
    Mais là c’est un plaisir, j’aime les boudoirs, y pénétrer et s’y laisser enfermer est un plaisir sur lequel je ne saurais cracher. Enfin…

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