Monsieur Vercopal

Posted by Aude on août 11, 2007

Au terme d’une vie érodée de remarques à dents pointues, trop de ses doigts ne dansaient plus et Monsieur Vercopal toussait à tombeau ouvert. On ne lui avait jamais réservé que les angles d’un monde pour lequel il n’avait pas disposé de l’entregent naturel qui l’aurait pu pousser vers les sphères de l’instruction et des sourires punitifs. Et la tyrannie des provinces, dont les excuses ne lui semblaient jamais valables, avait eu raison de sa ville. Il s’apprêtait à remettre à zéro sa complaisance et touchait presque du doigt le monde entre le verre et l’eau ; la chair a mis du temps où il avait eu la patience. Se gardant de se rouler dans le nid des lentes il s’effilocha doucement, et le jour-dit de son agonie, il se montra odieux et il mourut comme ça. (Car il n’est point meilleure manière de s’en nettoyer.)

C’était trois fois rien du tout.