La sonde, j’vous la pose où ?
Généralité + Lieu commun + Question.
Le meilleur serait-il pour la fin ou est-ce que rien ne vaudrait le début ?
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Le meilleur serait-il pour la fin ou est-ce que rien ne vaudrait le début ?
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Il me semble bien qu’un type a écrit un bouquin qui s’appelle “la première gorgée de bière,” mais je ne l’ai pas lu.
A vrai dire c’est un sujet rêvé pour moi car tu parles d’un proverbe qui m’a marqué de manière indélébile pendant ma tendre enfance. Je suis très sérieux. Depuis que je l’ai entendu et aujourd’hui encore, je rêgle mon existence sur ce fameux “il faut garder le meilleur pour la fin.” Par exemple, si un jour nous allons tous au restaurant avec Marie et les autres, tu pourras peut-être constater avec amusement que je viderai mon assiette en commençant par l’aliment que j’aime le moins, et que je ne toucherai pas au reste avant de l’avoir terminé. Le matin, si je dois me raser, je me rase avant de me doucher, ce qui est absurde, mais voilà le truc c’est que de se raser ça pique, alors que de se doucher ben c’est agréable. Etudiant, il m’est arrivé, comble de la stupidité, de commencer à remplir ma copie en répondant aux questions qui ne me plaisaient pas, jusqu’à ce que j’arrive à me débarrasser de cette habitude bien nuisible.
Alors je prends parti sans hésiter, et je dis que le meilleur serait toujours pour la fin, ou du moins qu’il faudrait qu’il le soit. Ou bien, ce qui est logiquement équivalent, “il faut évacuer le pire dès le départ.”
Bigre, je mange moi aussi les choses que j’aime le moins en premier ! C’est d’ailleurs cette considération qui est à la genèse de ma question…
En théorie, se “garder le meilleur pour la fin” revendique de s’offrir la garantie d’une apothéose, celle de _finir en beauté_ et d’orgasmir à coup sûr. Mais la réalité est, en pratique, une sale petite messaline des faubourgs à la cuisse trop légère, et lorsque j’ai terminé les petits pois, les carottes et les haricots, mes papilles sont saturées et je n’ai plus d’appétit qu’en pensées pour mes aubergines et mes courgettes restantes…
Alors je regrette, encore. Je regrette amèrement de capitaliser les plaisirs pour en jouir mal et avec précaution, comme _bourgeoisement_, dans l’acception la plus péjorative du terme. Je regrette et je me demande où est passé mon _carpe diem_ de poche, celui que jadis j’abattais avec l’assurance de la conviction éclairée. Peut-être est-il resté entre les plis de mes vêtements bien rangés d’adolescente, qui m’étriquent à présent mais que je conserve avec faiblesse. Je dois vieillir, mal ; c’est triste d’en prendre la mesure.
Ou peut-être n’est-ce encore que de désir dont il est véritablement question et non de plaisir ; de cheminement et de suggestion plutôt que de finalité et d’explicite.
(J’ai comme le sentiment de donner à boire du feu à des chimères.) (Ah tiens, y avait longtemps…)
[Grommelant] Il n’y a plus guère que l’adage café/clope qui soit le garant d’un plaisir certain, d’autant plus qu’il signifie l’imminence du levé de table lorsqu’il s’agit d’un repas ennuyeux.
euh…Pl’Aude> jimoinset/
sphinxy> Pas de poil, pas de virilité, pas de problème.
__C’était un message de celui qui pourrit les blogs des gens intelligents avec des remarques stupides.__
Je ne peux pas croire une seconde que tu aimes les aubergines. Personne n’aime les aubergines. Les aubergines, c’est violet et gluant. Les aubergines, c’est le mal.
Aude: décidément, c’est fou ce qu’un banal petit proverbe aura pu marquer les innocentes âmes spinx-audiennes à leur âge le plus influençable (tu m’excuse si j’extrapole un peu, peut-être à tort, que ton habitude alimentaire te vient aussi de ton enfance).
“Ou peut-être n’est-ce encore que de désir dont il est véritablement question et non de plaisir ; de cheminement et de suggestion plutôt que de finalité et d’explicite.”
Oh oui.
Tiens, à ce sujet, parlons d’une locution proverbiable. Je crois bien que plutôt que de dire “faire durer le plaisir,” on devrait dire “faire durer le désir.” Car c’est en fait de cela qu’il s’agit. D’après le vénérable psy Theodor Reik, le suspens du désir est avec la fantaisie et le trait démonstratif l’un des trois traits caractéristiques de la psychologie masochiste.
Raphael: tu ne crois pas si bien dire… il y a quelques semaines, on dînait au resto avec des collègues, trois hommes et une femme, plus un couple. Elle disait qu’elle préfèrait les hommes qui ont des mains larges et puissantes etc., et puis elle a fait le tour ne nos mains à tous les trois, disant à mon premier collègue “toi tu as les mains très fines,” au deuxième “toi tu es le seul ici qui a de vraies grosses mains d’homme,” et puis, se tournant vers moi, “toi, tu as des mains… euh… poilues!”
Bref, malgré le manque de virilité (sur un plan strictement symbolique, s’entend), il y a sans doutes quelques petits avantages à être quasi-imberbe, en plus du fait d’avoir plus de temps pour glander sur Internet le matin.
Ah non, j’extrapolais mal!
A la relecture, il semble que ton habitude ne t’est venue qu’à la sortie de ton adolescence. Tant mieux, tu ne t’en débarrasseras que plus facilement de la malédiction des petits pois carottes.
L’aubergine est une petite chose divine…
Mélange les aliments que tu n’aimes pas à ceux que tu adores, tu créera une nouvelle saveur, une nouvelle sensation qui peut-être te plaira… Rase-toi sous la douche… Mets la charrue avant les bœufs… Et prends du plaisir à désirer.
Pour moi c’est facile je m’accommode de tout, désire à chaque instant, me rase rarement et aime tout. Sauf les betteraves rouges…
L’aubergine c’est beau, mais c’est dégueu (et je dit ça en l’ayant testé peut être une fois maximum). Donc mélangé à des trucs qu’on aime, c’est à coup sur ne plus aimer ce qu’on aime. Vous savez un peu la même réaction que les allergies.
Sinon, ça a un nom le fait de trier ce qu’on mange, mais je ne m’en souviens plus, arf !
Les aubergines, c’est “in”,
Le chou fleur c’est que du bonheur,
Les poivrons, c’est mégabon,
Les courgettes, ça c’est chouette !
Vous aussi, redécouvrez les légumes pas bons avec l’huile d’olive !
Et la carotte elle est pas moche.
Elle me rend aimable et lustre mon poil.
L’éternité c’est long, surtout vers la fin…
Gros bisous ma petite Aude ! :-)
*Raflan*,
Upload toi-même, sale guique.
*Marie*,
Les aubergines, ça fait tout chaud dans le corps. Les aubergines, ça antioxyde par la peau. Les aubergines, c’est seulement dix-huit calories pour cent grammes, alors tu peux mettre gogo d’huile d’olive si ça te chante. Les aubergines, c’est la vie.
Toi aussi, aime les aubergines et elles te le rendront.
[Communiqué de la Société Secrète des Alter-Endivistes.]
*Sphinx*,
Dis, qu’est-ce qu’entend Theodor Reik par “trait démonstratif” ?
(Un jour, il serait riche que l’on discute du masochisme et de la suggestion, en même temps que des limites à/de la complaisance. Qu’en penses-tu ?)
*Mix*,
_”Mets la charrue avant les bœufs… Prends du plaisir à désirer…”_
M’enfin Môssieu, pour qui m’avez-vous pris ?! C’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace, hé !
*Florentin _Perlinpinpin_*,
Oui, euh… Tu es stone Bernardo ?
*Topinambour*,
Comment ça _”légumes pas bons”_ ?!
Ooooh… Je vais te hacher menu toi, et te réduire en potée, foi de Patate.
*Florentin _Tagada tsointsoin_*,
Pas moche du tout, mais poilue un peu quand même. Non ?
(Moi les carottes, je les aime surtout lorsqu’elles sont cuites ;-)
*Sphinx*,
Chez moi, elles font les fesses et les cuisses roses…
Hi hi hi !
*Christian* !
Oh chic alors ! Plaisir de te relire ! Un baiser aussi !
Par tous les Saints, tu jettes un pavé dans la marre ! Mais voilà bien l’occasion de refiler l’affaire qui me colle de longue date somme d’insomnies et de rages dépitées à d’autres âmes que la mienne. Hin hin hin…
Avec cette phrase d’Allen, via Kafka, tu dégoupilles la grenade et fais éclater au grand jour mon incapacité à certaines projections d’idées ! Bouge pas, je te raconte.
(Intérieur jour, lumière artificielle.
Bar mal éclairée avec beaucoup de chouettes sur les murs, des livres poussiéreux et un type à l’air pas commode derrière le comptoir. En col roulé, lunettes à écailles et inter-conflit capillaire.)
Bon. Si j’intègre à peine la chose “éternité” dans son acception d’infini, d’_objet_ sans bornes ni clôtures et en devenir perpétuel, ma raison se refuse en revanche obstinément d’en saisir son caractère infondé, entends par là sans berceau ni genèse. (Silence consterné, re.)
Si je pars du postulat que tout phénomène est constitué/se constitue au départ d’une activité ou tout au moins d’un repère, l’éternité comme espace-temps objectif (?) et mouvement circulaire homogène proprement indéfini ne peut donc être donné comme phénomène ; qui plus est si l’on prend compte de l’idée que les phénomènes ne sont que des représentations de l’esprit. (La connaissance discursive est une traîtresse…) (Crotte.)
En outre, l’intelligence dialectique de l’idéalisme platonicien, si précieuse qu’elle me soit par son déni des contingences de la perception, ne peut elle non plus m’affirmer quoi que ce soit de cette prétendue éternité… (Triple crotte.)
Bref, trêve de récapitulation théoriques.
Car depuis ce soir-là il y a quatre ans, j’ai potassé, parcouru, bachoté, digéré, migrainé les pensées de gens forts intelligents et préoccupés par le sujet sans qu’aucune d’entres elles n’ait su panser mon désarroi, sauf Kant le r/vigoureux soporifique, grâce auquel je peux me demander si l’éternité (ou au moins son idée) est un “noumène”:http://fr.wikipedia.org/wiki/Noum%C3%A8ne…
Si oui, alors je crains que la confirmation ne stoppe pas pour autant ma propension à me retourner le cerveau à ce propos (pas comme je le ferais avec mes yeux pour tenter de les regarder eux-mêmes, mais pas loin ;-) et si non, alors je suis candidate très volontaire pour me faire définitivement attacher dos au feu et face au mur, dans la foutue caverne.
Bon, bon, bon. Peut-être me suis-je un peu étendue en combinaisons fantaisistes, à peine un peu désorganisées par une pensée lacunaire et que l’on pourrait, je le crains, aisément donner comme romantique…
(Mais aussi, ce n’est pas de ma faute si l’empirisme est une saleté de poison pour mon orgueil, ni que la perception est une véritable malédiction pour la pensée !)
Voilà voilà voilà, j’ai fait ma petite crise de quête de la vérité et maintenant j’aimerais bien une putain [1] de révélation divine, avec angelots volants grassouillets, lumière chaude sur mon visage et tutti quanti, presto s’il vous plaît.
[1] Ni quartiers ni politesses pour qui se fait attendre comme elle… Non mais.
Ma chére Aude,
Je profite que je suis sur le blog d’une amie et d’une femme d’esprit pour pousser ce cri du cœur : “HALTE À LA TERREUR ROSE ! IL FAUT SOUTENIR LE CANDIDAT CHARZAT !”
Merci, ça fait du bien…
;-)
Hi hi hi ! Mais je t’en prie, je t’en prie…
(L’a pas un ou deux faux-airs de Dominique Strauss-Kahn d’ailleurs ?)
Si fait. On les confond souvent !
Merci sœurette…
;-)
Vive les pommes de terre, rose ! J’ai pensé tout pareil à propos du strauss-Kahn-Clône !
@Aude: l’exhibition, l’importance du regard d’un tiers.
(non, il ne vaut mieux pas)
*Christian*,
Mi casa es su casa !
*Florent*,
Oh purée…
*Sphinx*,
Bon, comme tu voudras.
Mais zut alors.
Oh, j’ai compris le message. J’essayerai de m’abstenir à l’avenir sur ton site.
Sinon, le métro parisien ne te manque pas trop? Tiens, une vidéo rigolote pour toi, c’est du jackass:
http://www.dailymotion.com/video/x1dch7_lapinmetrojackassparis
Tiens sorella, comme je sais que tu n’y es pas indifférente et que tu es une excellente lectrice (à ton âge c’est d’autant plus remarquable ! :-) voici-dessous ma première intervention réellement politique-politique…
http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2007/06/07/devoir-electoral-devoir-conjugal/
*Sphinx*,
Mais comment ?! Mais que nenni ! Parbleu, abstiens-toi donc de t’abstenir !! Parlons de tout et surtout de n’importe quoi, car ma foi ce n’est pas un blog sans soeur que celui-là ! Ou peut-être bien sang Sir, ou censeur sinon… Chais pu.
_Il faut user de tout avec modération, surtout de la modération._ [Richard Bates.]
(Oh tiens, les japonais s’en prennent à tes petits semblables, “regarde”:http://www.youtube.com/watch?v=OfaSwzfECqs&eurl=http%3A%2F%2Fautaff.jegalere.fr%2Fvideo%2Fchat-scotche-chat-detraque%2F.)
*Christian*,
Oui oui, hi hi hi, je savais !
Si ma lucidité me garde bien de ne pas donner moi-aussi voix au chapitre, je suis avec intérêts (t)les excellents commentaires de LSP depuis longtemps.
(Un jour, je deviendrai grande…;-)
Et moi aussi Aude, j’ai dit des trucs super intelligents et vachement admirables sur le blog des correcteurs du monde. Bon aller, tu veux pas me retirer mon scocth? Ca fait mal depuis le temps…
*Sphinx*
Mais, comment se peut-il alors que je ne t’y ai pas encore lu ?!
J’y prendrai garde dorénavant…
(Et puis tu sais, pour tes trucs vachement intelligeables et hypra admirants, doublés de fichtrement subtils et grave mortel bien synthaxés, je me félicite d’avoir souscrit à ton fil RSS. Cette dernière tranche de souvenirs pré-baccalauréal est un délice. Vous êtes bien plaisant Monsieur.
*TCHAKKK !*
(Bruit du scotch qu’on arrache vivement ;-)
_Péhaisse_ : Ayé, c’est aujourd’hui que je me délocalise…
Des baisers à ceux qui les veulent.
Mouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
(merci, ça fait plaisir)
Meeeeeeow!
Concernant le décollement de ruban adhésif, Toute la question est de savoir s’il est plus cruel d(e s)’infliger une douleur vive mais très brève, ou une douleur moins vive mais plus longue (le monde se divise en deux catégories, hein?)
Bonne chance pour la délocalisation. J’ai entendu dire qu’elle se fera sans licenciement sec de commentateurs.
Je veux bien un baiser. Même en fin de liste. C’est un si joli mot.
*Marie*,
C’est pas des manières m’enfin, je l’ai pris en plein dans la poire ton bisou !
Oh, mais je m’en irais t’en coller un gros dès que je verrais dépasser ton nez ; tu n’perds rien pour attendre…
C’t'un monde ça, tout d’même.
*Sphinx*,
Oui oui oui ! Oh, en voilà au moins un qui suit !
(Le sparadrap, je l’enlève vite parce que la sensation ne me plaît pas trop ; en revanche lorsque je me m’arrache une croûte de bobo, je fais doucement pour bien éprouver…)
- _(Gühû ?)_
- _(Gühû…)_
*Krèkrèméfant*,
Bonjour mon cher,
Je reviens de chez vous et figurez-vous qu’il semble que nous ayons quelques névroses et questionnements communs. Je trouverais fort plaisant de vous lire si vous me cédiez de m’indiquer le lieu de vos offices, à présent que vous avez déserté.
Merci par avance et je vous en prie, revenez quand vous voudrez.
Ah tenez ! J’allais oublier votre baiser.
*Sphinx*, dis-moi, c’est quoi une _barbecuite_ ?
Cirrosé, n. m. - vin rosé aussi redoutable pour le foie que délicieusement rafraîchissant.
Merguezynome, n. m. - merguez grillée au feux de bois, aussi fantastiquement croustillante que merveilleusement cancérigène.
Barbecuite, n. f. - alternance rapide de Cirrosé et de Merguezynome durant quasiment tout l’après-midi. Gagnera à être entrecoupée d’une paire de brochettes et d’un morceau de viande marinée.
Chère Aude, je n’officie plus vraiment, voyez-vous, sinon sur l’excellente prise-de-troncherie d’un ami et par le biais des Séditions, quoique trop épisodiquement.
Mon existence blogosphérique a soudain volé en éclats. Cela dit, en bon scorpion, je songe à reconstruire, et même, je m’y emploie déjà. Vos pages, entre autres, m’y encouragent.
Mais pour l’instant, je vais prendre quelques vacances en France, en essayant de me tenir aussi loin que possible de tout processeur et de tout écran (même solaire).
En tout cas, j’aime l’idée que vous vous reconnaissiez dans certains de mes travers, et j’accueille votre invitation avec plaisir. A bientôt, donc.
Ultram….
Ultram….