Jacques a dit “vague” ; je divague aussi.

Publié par Aude le 23 mars 2007

La Vague

Le flot des alchimies répand la chambre noire,
L’épreuve d’ondoyance tire des efforts obliques.
Vers des désirs liquides d’enluminer la moire
La vague enhardie gonfle son envergure,
Sa lumière au couteau d’une lame qui s’ignore
Esquive jusqu’à l’épaule, allonge sa couture.
Glisser la main de l’oeil sous la vague argentée,
Donner à boire au feu des gorgées chimériques
Qui avaleraient l’écho du profil terrassé
Sous le front éperdu l’âme en est enjambée
Le voile impromptu sur le dos déposé ;
La vague réfléchie, vague corset de l’âme,
La vague encore transie, corps sait son vague à l’âme.

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Commentaires

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  1. Marie, Vendredi 23/03/07 à 22:19

    C’est quand elle se retire qu’elle est la plus cruelle,

    Et quand vient le silence, quand elle s’est apaisée,

    L’âme nue prête flanc à l’air piquant de sel.

    Mon Aude, je sais…

  2. Marie, Vendredi 23/03/07 à 22:54

    Oh pinaise, écoute, non c’est vraiment à suer le truc au-dessus là. Tu veux bien effacer et faire comme si je n’avais rien écrit siteuplé copine ?

  3. Aude, Vendredi 23/03/07 à 23:08

    *QUOI ?! TU VEUX ME REPRENDRE TES VERS ?!!!*

    Et moi qui me disais _”Oh, elle m’écrit des poèmes ! Comme je l’aime, comme je l’aime !”_ et qui m’apprêtais à les mettre en tercet pour les montrer aux autres aussi beaux qu’ils le sont…

    Quelle bécasse je fais encore.

    Pfff.

    (Si vraiment tu y tiens, bon bah je veux bien ; mais que ça ne devienne pas une habitude ou bien moi, j’te préviens, j’en fais un fromage !)

    Sûre ?

  4. Marie, Vendredi 23/03/07 à 23:27

    Mais non, mais non, c’est juste qu’à côté des tiens, ça sonne comme du Pascal Obistro !! Mais si tu les aimes, ben… je te les laisse… (Chaource, c’est mon préféré, avec du pain noir)

  5. Aude, Vendredi 23/03/07 à 23:50

    *Tssss… Pascal Obistro rien du tout !*

    Tes vers ma chère, sont tragiques à en faire pâlir d’envie cette pétasse de Phèdre. J’te dis qu’ça moi…

    Ah nan, j’oubliais : *_Banane !_*

    Et j’ai terceté tes alexandrins du coup. Non mais…

    (Allez, tend-moi vite ton bras pâle…

    Que je l’embrasse ton poignet, avec emportement.)

  6. mix, Samedi 24/03/07 à 09:16

    Et les ressacs parfois, écument les jours gris…

  7. le Sphinx, Samedi 24/03/07 à 09:40

    … Et emportent avec eux les amants malappris…

  8. Marie, Samedi 24/03/07 à 12:54

    wishfull thinking, comme on dit chez moi…

  9. le Sphinx, Samedi 24/03/07 à 12:59

    … Méthode du Docteur Coué pour calmer ses émois…

  10. le Sphinx, Samedi 24/03/07 à 13:03

    Arg… effacer le commentaire précédent please Aude please!

    Je reprends donc le poème à poursuivre:

    Et les ressacs parfois, écument les jours gris
    Et emportent avec eux les amants malappris
    (C’est du) wishfull thinking, comme on dit (par) chez moi
    Méthode du Docteur Coué pour calmer ses émois …

  11. Aude, Samedi 24/03/07 à 15:11

    (…)

    Ces auréoles racolent nos fantasmes à go rient

    De l’île forcenée de nos cas d’havres-ex qui (…)

  12. le Sphinx, Samedi 24/03/07 à 15:39

    (…)
    N’en peuvent plus aujourd’hui de se ronger le frein
    Revivre leurs souvenirs à l’aide de leur main (…)

  13. Marie, Samedi 24/03/07 à 17:09

    (…)
    Mais quand la main voudrait chérir le souvenir

    Ce n’est rien que de l’air que les doigts peuvent saisir (…)

  14. Christian, Samedi 24/03/07 à 18:15

    Ma veine lyrique devenue introuvable par les temps qui courent, je vous recycle une petite histoire que j’ai reçue par Himmel, c’est pas du Mallarmé, mais ça m’a fait sourire (et vu le taf que j’ai en ce moment, ça fait du bien)

    LA CIGALE et la FOURMI

    1/ VERSION ANGLAISE

    La fourmi travaille dur tout l’été dans la canicule.

    Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l’hiver.

    La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l’été.

    Une fois l’hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.

    La cigale grelottante de froid n’a ni nourriture ni abri et meurt de froid.

    FIN

    2/ VERSION FRANCAISE

    La fourmi travaille dur tout l’été dans la canicule.

    Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l’hiver.

    La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l’été.

    Une fois l’hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.

    La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d’être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.

    La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.

    Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d’autres vivent dans l’abondance.

    Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.

    Les journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu’elle paie “sa juste part”.

    En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l’égalité économique et une loi (rétroactive à l’été) d’anti-discrimination.

    Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.

    La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n’a pas assez d’argent pour payer son amende et ses impôts.

    La fourmi quitte la France pour s’installer avec succès en Suisse.

    La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée. Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin.

    L’ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n’a rien fait pour l’entretenir.

    Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens.

    Une commission d’enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d’euros.

    La cigale meurt d’une overdose.

    Libération et L’Humanité commentent l’échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.

    La maison est squattée par un gang d’araignées immigrées.

    Le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.
    Les araignées organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté.

    (à suivre)

  15. Joseph Pue Lol, Samedi 24/03/07 à 19:41

    Christian-> Perso, ça ne me fait pas sourire du tout. Mais on m’a toujours dit que j’avais un humour de merde…

  16. Christian, Samedi 24/03/07 à 19:58

    @ Joseph : Vous devez vraisemblablement prendre trop au sérieux la gauche, la droite, le centre et tout le tralala médiatique. À mon sens il n’y a que sa propre mort qui mérite d’être prise au sérieux, dont on ne sait jamais quand elle arrivera. La prendre au sérieux pour apprendre à en accepter l’inéluctabilité. Cela permet de vivre avec dignité et courage. Et peut-être de ne pas mourir dans la trop ridicule posture de se prendre (trop) au sérieux par exemple. Sans compter que l’on peut ainsi continuer à agrémenter sa vie de tas de bons moments en s’octroyant la liberté de rire d’à peu près tout.
    Mais cela ne saurait se faire en n’importe quelle compagnie, c’est connu…

  17. Fell, Samedi 24/03/07 à 20:00

    Christian. “Perso, ça ne me fait pas sourire du tout. Mais on m’a toujours dit que j’avais un humour de merde…” Pas mieux.

  18. le Sphinx, Samedi 24/03/07 à 20:04

    Moi je trouve ça marrant.

    Et sur ce, le récapitulatif du poème à poursuivre, peut-être est-il terminé, peut-être quelqu’un prendra-t’il la suite.

    Et les ressacs parfois, écument les jours gris
    Et emportent avec eux les amants malappris
    (C’est du) wishfull thinking, comme on dit (par) chez moi
    Méthode du Docteur Coué pour calmer ses émois

    Ces auréoles racolent nos fantasmes à go rient
    De l’île forcenée de nos cas d’havres-ex qui
    N’en peuvent plus aujourd’hui de se ronger le frein
    Revivre leurs souvenirs à l’aide de leur main

    Mais quand la main voudrait chérir le souvenir
    Ce n’est rien que de l’air que les doigts peuvent saisir
    Perso ça ne me fait pas sourire du tout
    Mais le temps qui s’enfuit rend l’amour un peu flou (..?)

  19. Christian, Samedi 24/03/07 à 20:23

    Ce qui pourrait arriver de mieux à la “bien-pensance” c’est de devenir un vrai sujet d’humour, car je ne connais pas personnellement plus cynique, plus pleutres et plus malfaisants au quotidien, dans leur propre environnement proche et dès qu’ils sont sollicités dans le réel que ces médiocres apôtres de la bien-pensance qui “aiment l’humanité de loin, de façon abstraite” comme disait Dostoïevski car ils sont incapables du moindre geste éthique, courageux et généreux dans le réel.
    Déniant l’incidence de chacun de leurs actes dans la réalité de tous les jours. Car les nouveaux épigones médiatiques du cynisme contemporain se nourissent de mots et rien que de mots.
    Desproges reviens… avec Diogène si possible ! :-D

  20. le Sphinx, Samedi 24/03/07 à 20:39

    Mais Desproges riait de sa propre mort, “Noël au scanner, Pâques au cimetière“. Peut-être me répondrez-vous que ça ne l’empêchait pas de la prendre au sérieux…

  21. Christian, Samedi 24/03/07 à 20:43

    œuf corse !

    on se la refait ?

    allez d’accodac !

    http://www.youtube.com/watch?v=ApVG2_p6Frk

  22. Christian, Samedi 24/03/07 à 21:50

    Allez, une petite dernière et aprés j’arrête, promis ! :-)

    http://www.youtube.com/watch?v=mYn_Zhou2v4

  23. le Sphinx, Samedi 24/03/07 à 22:01

    J’ai trouvé des sources internet qui retranscrivent la réplique de BHL en:

    Lève-toi vite ou j’t'écrase la gueule à coups de talons!

    Mon oreille est en désaccord avec cette interprétation. Soupçonnant l’existence d’un synonyme de “testicule” dont j’aurais ignoré jusqu’à l’existence, j’ai googlé un peu en revenant du Grec, et j’ai fini trouvé “gonopode,” qui n’en est pas tout à fait un mais qui reste très crédible de la part du philosophe. Donc ça donnerait:

    Lève-toi vite ou j’t'écrase les gonopodes!

    Pour info, d’après Wikipedia les gonopodes sont les organes copulateurs de certains poissons mâles, des mille-pattes et de quelques autres gentilles bestioles (comme quoi en plus d’avoir mille pattes, ils auraient aussi des gonopodes).

  24. Fell, Dimanche 25/03/07 à 10:56

    Christian. Quelle belle démonstration de susceptibilité.

  25. Fell, Dimanche 25/03/07 à 13:32

    Christian. D’après mes calculs :

    \chi=\frac{\rho e^2}{m\varepsilon_0}
    \frac{\omega_0^2-\omega^2+i\omega\Gamma} {(\omega_0^2-\omega^2)^2+\omega^2\Gamma^2}
    \quad \mbox{avec} \quad \Gamma=\frac{\omega_0^2e^2}{6\pi\varepsilon_0mc^3}

    Je dirais même susceptibilité électrique. Bon dimanche.

  26. Christian, Dimanche 25/03/07 à 17:42

    @ Fell >
    — Moi susceptible ?!?
    Elle te plaît pas ma sœur ou quoi (Aude) ?
    Comment ça, elle te plaît ma sœur ?
    Retenez-moi ou je le tue, lui et tous ces imbéciles (© Goscinny)

    :-D :-D :-D

    @ le Sphinx > “ll aurait plutôt fallu nous donner ces formules qui définissent la susceptibilité électrique dans tous les cas “simples” (…) Total Respect ! :-)

  27. Marie, Dimanche 25/03/07 à 17:50

    Ah, tiens, on vient de perdre Marie…

  28. le Sphinx, Dimanche 25/03/07 à 19:35

    Marie est Missing In Action suite à la petite sauterie d’hier soir chez son chef?

    (navré si c’est moi qui t’ai perdue, je sais pas pourquoi, je préssens qu’Aude non plus n’est pas une immense fan de ma chère philosophie naturelle)

  29. Aude, Dimanche 25/03/07 à 21:41

    *_(Tournoiement pull-overesque par-delà toute retenue :)_

    _HIHAAAA !*_ (Marie represent !)

    _*Sus à la bagarre !*_

    *Joseph*,

    Mais t’es ouf Man ! Pass’que ton smile moi j’le surkiffe ; ouaich t’as vu…

    (Hey mon chou, tu m’give ton zéro-six ?)

    *Fell*,

    (Voix de Liza Minnelli)

    _”Willkommen, bienvenue, welcome !_

    _Fremder, étranger, stranger._

    _Glücklich zu sehen_

    _Je suis enchantée !_

    _Happy to see you,_

    _Bleibe, restez, stay…”_

    *Fell & le Sphinx*,

    Oh bah, dites. Crisse de calice de tabernacle de sacré tabernacle !

    Lapin compris…

    (Mais tous ces chiffres et ces signes, c’est vraiment trôôô beau.)

    *le Sphinx*,

    Une idée non, mais un Pierre pas loin, oui…[1]

    C’est l’encadré rouge qui contient du Textile, le gris donne le HTML et on trouve l’aperçu juste au-dessous.

    (A noter que Textile ne ressemble pas véritablement à du HTML. Nonobstant, prévenant et soucieux qu’il est de ne froisser personne, il l’admet avec bonté et grandeur d’âme.) (Clin d’oeil.)

    *Christian*,

    Hi hi hi !

    Chipolata proteste presque en silence.

    *Aux autres* :
    - “_Filez ! Je vais essayer de le retenir, juste le temps pour une châtaigne de tomber d’un tabouret._”

    Chipolata pense comme les derniers des quatre vieux ; elle pense que ça court, que ça s’agite et qu’après, ça s’étonne de ne pas vivre vieux.

    *Pour elle-même* :
    - _”Ainsi, rien ne serait donc plus sérieux que de rire ?…”_

    T’inquiète et fais comme moi *Marinette*, r’garde : déhanchement lascif, ondulation gracieuse des cheveux et sourire plein ed’ents, tout bêtement.

    (Ouh ! La belle tapisserie !)

    *le Sphinx*,

    Hi hi hi ! Elle devait secouer ses dentelles jusqu’à plus soif avec un moche à cravate douteuse aux dernières nouvelles…

    Du coup ne parlons pas trop fort, elle doit avoir mal aux cheveux théoriquement.

    Quant à mon intérêt et aux moyens à déployer pour le susciter, ce n’est qu’affaire de forme…

    *Tout me botte* si on me raconte l’histoire.

    *_A la fin, tout le monde posa sur la joue rose de son voisin un p’tit bibi tout doux et devenait heureux, heureux, heureux comme tout._*

    [1] Private : Rha ! Je sais, je sais… _Mais je neu pouvais pas neu pas, éthiqueumant parlant, té !_

    Moi petit poulet des îles, toi en prem’s. Alors, thé ou p’tit café ? (Clic d’oeil, à demain ;-)

  30. Marie, Dimanche 25/03/07 à 22:45

    Marie a posté son compte-rendu, les gars, je vous dis que ça. Et si on l’a perdue, oh le temps d’une petite eclipse, c’est juste qu’a la pô tou compri non pu, la Marie. mais c’est pavlovien, pas de souci, dès que ça grince, elle fait l’huitre. Ah ouais, c’est pas sexy, l’huitre, mais on fait ce qu’on peut, hein…

  31. le Sphinx, Lundi 26/03/07 à 07:48

    Ah ben alors j’essaierai de raconter “l’histoire” de mes formules avec des mots, sans faire (trop) long, et sans en ajouter de nouvelles, parce qu’alors évidemment ça n’aurait pas de fin. Et avec petite touche finale poético-dragouilleuse à deux balles, parce qu’une huître, c’est quand même un peu sexy quand ça tressaille sensuellement sous les assauts piquants d’un citron pressé (de partir au boulot, comme tous les lundis matin).

    (encadré rouge, encadré gris? je ne vois qu’un encadré blanc, c’est celui dans lequel j’écris en cet instant. Mais bon, ça n’est pas grave du tout. Peut-être que mon “browser” n’affiche pas tout correctement, ou alors comme d’hab je suis un peu à l’ouest)

  32. Fell, Lundi 26/03/07 à 08:43

    “Fell > — Moi susceptible ?!? Elle te plaît pas ma sœur ou quoi (Aude) ? Comment ça, elle te plaît ma sœur ? Retenez-moi ou je le tue, lui et tous ces imbéciles (© Goscinny)

    :-D :-D :-D”

    Christian : Tu décompenses ????

  33. Christian, Lundi 26/03/07 à 09:59

    Christian tue des cons, pense !

    Oh Yes ! it’s my pleasure ! :-)

    Si ça t’intéresse j’ai aussi ce gros inculte d’Onfray dans le collimateur, tu sais le faux losophe, l’imposteur médiatico-consacré, apôtre lui aussi de la bien-pensance à deux balles… Qui utilise les facultés hypnotiques provoquées par les suaves sonorités du politikmentcorrek’ pour fourguer son indigne came livresque, cédéesque et dévédéesque par wagons entiers aux incultes et aux naïfs… Onfray ou le plaisir de puer… Tu veux qu’on en débatte un peu ? ;-)
    Si t’as des choses intéressantes à dire, chuis ton homme, poulet !

  34. Fell, Lundi 26/03/07 à 10:20

    Poulette !!! J’ai une chanson qui me vient….(t’arrêtes un peu).

  35. Marie, Lundi 26/03/07 à 10:46

    Christian, dans mes bras, vieux frère. Parce qu’un Onfrayphobe doublé d’un AsterixchezlesCorsesophile ne peut-être fondamentalement mauvais, si ?

  36. Christian, Lundi 26/03/07 à 10:51

    Ah bon, t’es une poulette !?!
    Sorry Miss for my toughness ! ;-)
    Pour moi les représentantes du sesque (dit à tort et ô combien faible alors que c’est tout le contraire en vérité) c’est sacré ! Je n’oublie jamais que “femme” est l’un des nombreux noms de dieu pour parler avec Lacan.
    De plus, une (toute) petite fille va faire de moi un père dans les semaines qui viennent ! :-)
    Sans rancune ?

  37. Christian, Lundi 26/03/07 à 11:13

    @ Marie : au risque de vous décevoir un brin, mais je préfère être tout à fait honnête avec vous afin que notre virtuelle embrassade ait lieu sans retenue ni arrière pensée aucune, je me suis longtemps trouvé amoral et belliqueux, bref animé par devers moi d’une joyeuse méchanceté gambadante, si vous voyez ce que je veux dire… Ne croyant jamais un traître mot aux grandiloquentes déclarations des belles âmes auto-proclamées… Un vieux fond de Diogénisme qui remonte à l’antiquité je crois. Je me soigne… J’essaie de m’améliorer… Mais c’est long ! :-)
    Connophobe et imposturophobe dans lesquelles l’onfrayphobie est un sous-ensemble, je le confesse.
    Goscinnyphile et particulièrement AsterixchezlesCorsesophile, je le reconnais bien volontiers…
    Dans mes bras Marie !!!!! ;-)

  38. Marie, Lundi 26/03/07 à 11:50

    Bah, je suis moi-même ce qu’on appelle communément une peste, alors… BISOUS !!

  39. Joseph Pue Lol, Lundi 26/03/07 à 13:01

    Christian-> vu que je n’avais pas eu le loisir de répondre et que, moi aussi, j’aime bien mettre un peu ma zone, (c’est vrai, sinon on se ferait vite chier) j’ai envie d’un peu éclaircir mon point de vue sur cette “petite histoire”.

    Soyons clairs, je ne prête que peu d’intérêt aux idées politiques des autres et fais donc en sorte de ne pas étaler les miennes comme les croutes de ma pensée malade. Tant que ceux-ci ne m’en tartinent pas les cages à miel lors des repas dominicaux sans m’en avoir demandé la permission ou que, bien pire, ils ne tentent pas de me faire passer des logorrhées de bonnes intentions ou de fermeté rhétorique pour des propositions de fonds, chacun peut bien penser ce qu’il veut, je me trouverais détendu et plein d’un calme tout électoral dans mon petit isoloir le moment venu.

    Il n’est donc point la peine de me taxer de “bien-pensance” (c’est mal me connaître, mais je ne vous en veux pas puisque nous n’avons pas été présentés) et encore moins de m’affubler du masque du sérieux qui prend la Bastille dès qu’on touche à ses pantoufles judéo-chrétiennes.

    Je n’ai donc pas souris, parce que très subjectivement, j’ai juste trouvé cette histoire plate, nulle et grossière. Du genre très exact de ces recueils de blagues tristes et molles que lon retrouve dans les reliefs poussièreux de la bibliothèque d’un vieil oncle. Vous savez…de celles dont on attend la chute et qui ne font entendre que le bruit sourd et mat de la consternation.

    Bref, je n’ai pas ri…rien de grave en somme, si ce n’est de me citer Desproges derrière une si parfaite absence d’esprit. Cette histoire est un tableau sans matière, sans ombres ni lumières, un Pompier au premier abord rempli de technique mais vide de contenu…là où le personnage de Desproges faisait caisse de résonnance et donnait à lire derrière les choses, il n’ y a dans cette triste fable que surface, et surtout si “vis” il y a, bien loin de lui le “comica” et beaucoup plus près le Mr Bricolage de l’humour.

    Voilà donc…je ne suis certainement pas le dieu de la vanne ni du rire électronique mais j’ai juste dit que contrairement à ce qui était annoncé, ça ne m’a pas amusé. Libre à vous, ensuite, de me tirer les cartes d’adhésion à je ne sais quel parti (pris)…

    P.S: en ce qui concerne BHL, je m’en veux encore de ne pas avoir été réincarné en tarte et je m’apprête à commencer le “traité d’athéologie” d’Onfray (on pourra donc peut-être en parler…) qui se traîne lamentablement dans ma zone de livres en friches.

    Pour ce qui est “d’Astérix en Corse”, je n’ai rien à dire, si ce n’est que j’ai toujours parcouru cette BD à travers la double lecture de mes origines et que je l’en apprécie d’autant plus. Très bon choix donc.

  40. Christian, Lundi 26/03/07 à 14:55

    Ah Joseph ! Je passe en coup de vent et je lis votre message…
    1/ Si j’ai bien compris nous partageons (a minima) l’origine d’Ocatarinettabellatchitchix, ça c’est pour la susceptibilité.
    2/ Que cette histoire ne vous ait pas fait sourire, je n’y vois pour ma part aucun motif de vexation particulier, et ce malgré mon immense, électrique et désormais électronique susceptibilité…
    3/ Ce qui peut expliquer ma diatribe anti-bienpensance et anti-sérieux:
    3-1/ J’ai interprété (peut-être à tort, je veux bien l’admettre) deux niveaux d’indifférence à cette histoire
    3-1-1/ Bof. Mouais. C’est nul.
    3-1-2/ Je lui écris que c’est nul
    Les deux ne signifiant pas, dans mon interprétation, la même chose. L’insistance marquant à mon sens une probable désapprobation du fond “moral” de ladite histoire… Ce fut ma lecture, renforcée par le message de Fell. Je me suis dit in petto (je parle couramment cette langue par devers moi) : ça y est, v’la boboland qui débarque !
    3-2 Je suis en ce moment en prise avec l’idéologie rampante et néanmoins médiatiquement ultradominante de boboland, si ça vous intéresse je vous donnerai les liens de mes interventions sur le blog d’Onfray et ailleurs où j’en ai décousu (hahaha) avec quelques uns de ses incultes sbires… Réaction donc. Joies du polémos. :-)
    4/ Desproges chez Polac c’est pas franchement politikmentkorrect ni ultradrôle non plus, mais il a le mérite de ne pas laisser au blond borgne le monopole du “dire tout haut…” etc. coupant dialectiquement l’herbe sous le pied de toute récup’ politicienne.
    5/ Si l’histoire m’a fait sourire c’est peut-être parce que je travaille depuis 1994 avec Michel Charzat dans le 20e à redéfinir les conditions de la démocratie participative (récupérée sans vergogne par Madame Ségolène Royal, mais sans le mode d’emploi ni la limite d’échelle) et ce qui est dit dans cette histoire n’est pas sans rappeler certaines dérives et perversions constatées dans l’évolution du système qui part d’un bon sentiment au début…
    6/ Y a pas de 6
    Pas pour le moment en tout cas …

    Pace e salute, Joseph !

    ;-)

  41. Christian, Lundi 26/03/07 à 15:09

    Oui 6/ y en avait un, je l’ai oublié, cette histoire m’a été envoyée par un instit’ communiss comme il se doit, qui va voter Buffet comme il se doit, en me disant que c’était selon lui une blague de droite, mais qu’elle l’avait bien fait marrer… Blague de droite ? Non mais on croit rêver ! Même les blagues sont de gauche ou de droite, maintenant ? L’hémiplégie guette une immense partie de la population de ce pays, moi je vous le dis. Il faudrait faire une immense campagne d’affichage et des spots de 45 secondes avant les matchs de foot et la Starac’ en faveur d’une découverte de l’œuvre de Pessoa, non ?
    :-D

  42. Joseph Pue Lol, Lundi 26/03/07 à 16:11

    Comme je le disais, “le personnage de Desproges faisait caisse de résonnance et donnait à lire derrière les choses”, ce qui faisait (en ce qui me concerne) que même n’étant pas dans le “Politikment Korrekt” et pour le coup chez Polac, pas non plus dans son meilleur cru, j’ avais une idée d’où, ou “d’à peu près quel endroit” il se prononcait.

    Christian, il me semble que je vous connais un peu moins que le “personnage” Desproges et que de ce fait, je ne sais pas combien vous mettez de degrès dans votre alcool maison.
    D’où le fait, qu’à blague très moyenne égale sur un sujet social/éthique et donc forcemment glissant, je préfère celle de Desproges dont je peux plus apprécier le recul (si toutefois vous pensiez qu’il en aie un peu) à la votre, ne vous connaissant toujours pas.

    “la liberté de rire d’à peu près tout. Mais cela ne saurait se faire en n’importe quelle compagnie, c’est connu…”

    C’est tout à fait ça…

    P.S:…je me languis donc de lire les débats sur Onfray et de découvrir ce peuple mystérieux et si typique de “Boboland”…

    j’en frissonne d’avance de plaisir et de saine curiosité…

  43. Maître Capello, Lundi 26/03/07 à 16:19

    …”qu’il en ait” eut été de meilleur aloi…

    http://www.youtube.com/watch?v=1Bu7wCVMMug

  44. Fell, Lundi 26/03/07 à 18:58

    Putain k’s ke ça ronronne (je dis souvent des gros mots). Tout cela ne m’intéresse nullement. Pas mon cheval de bataille.

  45. le Sphinx, Lundi 26/03/07 à 20:37

    Fell: parfois, il arrive qu’on ne soit nullement intéressé par quelque chose, mais alors pas du tout du tout intéressé, et alors c’est dingue, parce qu’au bout d’un moment l’inintéressement devient tellement intense qu’on en vient à ressentir le besoin impérieux de l’écrire comme ça, aux quatre vents.

    Décidément, l’observation des réseaux neuronaux à un niveau de description trop intégré ne nous offrira jamais rien que des résultats fâcheusement paradoxaux. Et c’est bien pour ça que nous, on préfère la physique! (hum hum, admirez la transition, et je vous prie par avance de m’excuser pour ce qui va suivre, mais j’ai promis une petite histoire à quelqu’un, sous forme d’explication).

    Lorsque la lumière traverse un milieu qui n’est pas le vide, pour peu que ce milieu possède une certaine susceptibilité, il va s’en trouver “polarisé” (c’est la première équation), et cette “polarisation” en retour modifie les propriétés de propagation de la lumière dans ce milieu (c’est la deuxième équation, qui revient au même, mais qui se relie aux équations de Maxwell). Entre autres conséquences de ces passionnantes considérations, il y a le fait que la vitesse de la lumière dans les milieux polaires est inférieure à ce qu’elle est dans le vide. Or, on sait bien sûr que rien ne peut jamais se déplacer plus vite que la lumière dans le vide, mais par contre il est tout à fait possible pour une particule de se déplacer plus vite que la lumière dans un milieu polaire, et c’est précisément là que je veux en venir, mais pour ce faire il va me falloir digresser un instant.

    Que se passe-t’il lorsqu’un mobile se déplace plus rapidement que les ondes qui sont à même de se propager dans son milieu? Eh bien, nonobstant le fait qu’il ne serait guère correct de vous laisser tomber à demi-assomés à ce stade, je vais vous le dire moi: il se produit un phénomène appelé “onde de choc.” C’est ainsi qu’en la bien nommée cité des hortensias, qui fut lieu de villégiature privilégié d’un important saint breton, on pouvait encore il y a peu entendre quotidiennement un double BANG, bang-bang lors de chaque survol du concorde. Comme chacun sait, le concorde est un mobile supersonique se déplaçant dans l’air, lequel en sa qualité de fluide permet la propagation du son sous forme d’ondes sonores.

    Mais ce qui existe pour le son, existe aussi pour la lumière, et cela est proprement artistique, ainsi que l’ont démontré à une piognée d’initiés mes larsen visuels et sous-lynchiens. Lorsqu’un mobile, en l’occurence une particule, se déplace plus vite que la vitesse de la lumière dans un milieu polaire, il marque son passage par l’émission d’une onde de choc lumineuse en forme de traînée, absolument fascinante car sa couleur est très exactement la même que celle de deux célèbres paires… d’yeux, de cela je suis absolument certain, j’en jurerais bien que je n’aie jamais pu observer ni les uns ni les autres autrement que par l’intermédiaire de dispositifs de détection complexes.

    Nota: les trois paragraphes qui précèdent ne contiennent rien d’autre que des informations parfaitement exactes, excepté l’acquisition de quelques droits de licence poétique vers la fin (maudits DRM… vivement la licence globale!).

    Et puis juste une petite remarque pour terminer.

    Christian: normalement c’est Zola (clin d’oeil).

  46. Marie, Lundi 26/03/07 à 20:59

    Bleus ? Pour de vrai ?

  47. Fell, Lundi 26/03/07 à 21:25

    Le Sphinx. ” Il se produit un phénomène appelé “onde de choc.” “et cela est proprement artistique” “absolument fascinante” “licence poétique”.Cool.

  48. Fell, Lundi 26/03/07 à 21:39

    Une autre ? (Animée…besoin de l’écrire au 4 vents ?)

  49. le Sphinx, Mardi 27/03/07 à 06:24

    Marie: eh oui, pour de vrai! Elle est bleue! Le pire c’est que Je l’ignorais, mais je viens de gougouler.

    http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/XML/db/csphysique/metadata/LOM_CSP_cherenkov.xml

    Les astronautes ont pu eux aussi observer des éclairs bleus dans vos yeux. Et moi c’est précisément quand je pensais me mettre à délirer que je devenais le plus rigoureusement exact…

    Fell: Animé du besoin de l’écrire aux quatre yeux… non désolé, pas d’autre (pas tout de suite), je crois que je vais retourner à la poésie après ce petit délassement si digeste.

  50. Christian, Mardi 27/03/07 à 18:00

    Bon à la demande unanime de Joseph, donc :-)

    Pour se mettre en bouche, tout d’abord, le petit film sur la philo des Monty Python que je verse également au dossier à un moment donné, mais ça fait pas de mal de le voir plusieurs fois, et notamment pour commencer gaiement (ce qui ne veut pas dire sans hétérosexualité non plus, faut pas QUE déconner :

    http://www.youtube.com/watch?v=xrShK-NVMIU

    Puis un autre truc que j’adore, Peter Sellers et son accent français dans la Panthère Rose, irrésistible :

    http://www.youtube.com/watch?v=Y-gtE3fpRbI&mode=related&search

    Bon alors, sur le thème… des joutes philosophiques, j’ai donc commencé à attaquer Onfray à donf là : (signé CHRISTIAN)
    mais je vous préviens, c’est long et fastidieux car il y a beaucoup de déchet et j’ai la flemme d’en supprimer tous les commentaires inutiles…

    http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2007/02/12/ca-decoiffe-au-figaro/

    Et puis j’ai commis quelques incartades et relances là :

    http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2007/02/20/le-meur-le-scythe-internet-de-sarkozy/

    certains ont commencé à m’insulter (les injures ont été finalement effacées par les modérateurs) mais je suis satisfait d’avoir réussi mon happening philosophique démocratique… Beaucoup de nos contemporains sont trop dominés par la peur pour accepter une démocratie véritable, à la Grecque, y compris sous sa transposition cybernétique contemporaine… Les prophéties de Nietzsche se réalisent implacablement : le règne des médiocres ne fait que commencer… De pauvres âmes égarées accordent leurs croyances à des billevesées grotesques en se moquant des croyances d’autres âmes considérées comme rétrogrades et irrationnelles ! C’est le menteur qui traite l’autre de menteur. C’est à mourir de rire. Disons: il vaut mieux en rire…
    Je vais peut-être faire quelque chose de cette expérience artistico-narrative, cette nouvelle texture peut trouver de modernes développements, jdk (l’un de mes auteurs) me dit que ce serait passionnant à travailler… un blog particulier sur ce sujet peut-être…

    Puis icomme je l’ai écrit récemment sur le même blog des correcteurs du monde à quelqu’un qui m’interrogeait : pommeCpommeV “je vous informe que j’ai porté ma dénonciation contre l’imposture d’Onfray directement sur son blog, où pas plus qu’ici ses sbires ne possédaient les moyens techniques et rhétoriques d’opposer le moindre argument philosophique à mon raisonnement logique et documenté, puis j’ai fini par me retrouver invité sur des blogs de personnes partageant mon point de vue et ayant déjà porté leurs attaques contre la récupération et le détournement du faux lozof en question, notamment une prof de philo belge très sympathique qui avait également déjà dénoncé l’imposture… Voili voilou.

    Je tiens les liens à disposition par e-mail si ça vous intéresse…

    Bien cordialement,

    Christian”

    Ouf ! Vous sentez pas obligé non plus… C’est juste pour dire, quoi ! :-)

  51. Christian, Mardi 27/03/07 à 18:16

    Et surtout c’est juste pour Rire, car comme le dit ma nietzschéenne sœurette : – “Ainsi, rien ne serait donc plus sérieux que de rire ?…”

    Nietzsche : “Les hommes souffraient tellement qu’ils furent obligés d’inventer le rire…”

    Trop fort le Friedrich ! Quand je pense que l’autre inculte imposteur s’en réclame, c’est port’nawak de chez portenawaqueuh… ;-)
    Faut déjà apprendre à lire d’abord ! Sept décennies que ça prend grosso modo… Pour Goethe en tout cas. Ouais mais c’est Goethe en même temps, c’était y a longtemps, y avait pas les moyens modernes, les cours de lecture rapide… Woody : “j’ai lu Guerre et Paix en 20 minutes; ça parle de la Russie. :-D :-D :-D

    Bon cette fois j’arrête…

  52. le Sphinx, Mardi 27/03/07 à 20:58

    D’après Eibl-Eibesfeldt (encore un allemand, mais pas un philosophe), le rire des humains est l’équivalent phylogénétique de cette mimique qui chez les grands singes exprime une menace adressée d’une bande vers une autre bande, c’est à dire que les deux mimiques possèdent une origine commune dans l’évolution. Par exemple, tout le monde a pu observer que lorsqu’un nouveau venu vient juste de rejoindre un cercle de personnes qui se connaissent bien, pour peu que la compagnie se mette à rire, le nouveau venu lui ne rit pas, et en général il se sent mal à l’aise, et ce même s’il ne s’agit pas d’une moquerie dirigée contre lui. Bref, le rire a une dimension agressive qu’on ne peut pas nier, y compris le rire qui procède du comique de l’absurde ou de l’auto-dérision, et pour ma part je n’aime rien tant que de l’utiliser contre la vie. Desproges quant à lui semblait rire des cancéreux mais en réalité il riait du cancer, ou plutôt il s’en riait (voir plus haut).

  53. Marie, Mardi 27/03/07 à 21:59

    Mon plus grand fou-rire, je l’ai attrappé à l’enterrement de mon Bon-papa adoré. Je suis sûre que plus qu’un acte agressif, c’est un acte de défense. Les grands singes l’utilisent non pas comme une menace mais pour tenter de dissuader toute attaque, une sorte de manoeuvre d’intimidation préventive.
    De la même façon, la compagnie se met souvent à rire à des blagues incompréhensibles au nouveau venu, pour lui montrer combien le groupe est fort et cohésif et combien toute tentative d’attaque serait inutile. Non ?

  54. le Sphinx, Mercredi 28/03/07 à 05:33

    Eh bien mon avis là-dessus est qu’il peut aussi être défensif, effectivement, un peu comme il arrive à un chien de grogner pour éviter d’avoir à se battre. Et puis, comme bien souvent avec les mimiques de menace, il a ce petit côté esbrouffe, il n’est pas typiquement employé en prélude à une attaque véritablement sérieuse, quand ils ont l’intention de se battre pour tuer (en rêgle générale, si un animal fait beaucoup de bruit, c’est qu’il espère qu’il pourra obtenir ce qu’il veut sans avoir à en découdre physiquement).

  55. Marie, Mercredi 28/03/07 à 10:41

    Dites, quelqu’un sait où est mon Audillon ?

  56. Aude, Jeudi 29/03/07 à 02:36

    *Pour tout le monde en général et pour mon Sphinx en particulier*,

    Si vous cliquez sur le lien “textile activé”:http://hobix.com/textile/ juste au-dessous de votre nom, vous pourrez commenter de tout votre saoul en *gras*, en _italique_, en -raturé-, en +souligné+, en listes ou comme il vous plaira de le faire, mais en dansant la carioca s’il vous plaît ! (Sourire amusé à Christian)

    En rouge à gauche nous avons du Textile, à droite en gris, c’est son équivalence en HTLM (vachement plus encombrant, vous en conviendrez ;-) et juste en-dessous en coquille d’oeuf, c’est l’aperçu du résultat…

    Oh, mais tournez un peu pour voir ?! Ah oui, comme vous voilà fièrement armés mes jolis !

    *Si vous avez la flemme de tout lire*, je vous résume ma pensée rapidos :

    Marie[1] est un tel amour de peste-coupine-internétique, que je lui envoie des tractopelles de baisers avec le coup droit d’Amélie Mauresmo pour qu’elle se les prenne en pleine poire et qu’ils lui restent collés à la joue toute la journée, Christian est décidément aussi délicieux que pertinent (je peux rien dire de plus, j’suis soufflée !), Joseph a une classe pas croyable (en plus il est corse ! Dans mes bras !), Fell est une fille (!) (Bienvenue, revenez quand vous voulez), le Sphinx est fichtrement énigmatique, saperlipopettement étonnant et bigrement plaisant.

    Maître Capello… J’y viens.

    Cher *maître Capello*,

    Eussé-je omis de vous faire sentir le parfum musqué de ce blog ?

    Au temps pour moi, car il le semble bien.

    Sachez donc que comme vous, je suis très à cheval sur la sauvegarde du bien-parlé français et autres conjuguément-corrects ; parcourez ce blog et vous en prendrez vous-même aisément la mesure, je vous y invite vivement.

    Mais si tout comme vous je chasse la faute sans répit, ceci vaut exclusivement pour ma propre prose et je me garde bien de souligner celles des autres.
    Probablement est-ce une maturité toute nouvellement acquise puisque, je vous confesse, je ne m’en privais pas il y a encore peu alors que, mal-fagotée dans un costume de spécialiste qui ne me seyait résolument pas et en des lieux qui ne s’y prêtaient guère, j’éprouvais l’impérieux besoin de donner de ma voix inutilement pour me convaincre de ma propre importance.

    Ma foi, fallait que jeunesse se fasse !

    Fort heureusement pour moi, mes _bon sang !_ sont devenus _bon sens_ et ce manque de confiance qui me poussait à m’enorgueillir de ce que je croyais être un talent (qui n’est finalement qu’une bescherellisation des plus ordinaires et des moins émérites) s’en est allé en faveur d’une humilité naissante et d’un bien meilleur à propos j’espère…

    Car c’est bien là ce qui me chiffonne le plus voyez-vous ; votre _à propos_.

    Je me demande qui vous pouvez bien être pour vous permettre de reprendre Joseph de la sorte, alors que lui fait état du fond de sa pensée construite, l’argumentant comme de coutume bien largement et l’étayant de probes exemples pour l’illustrer, avec humour du reste. L’avez-vous remarqué ou bien ne vous êtes-vous attaché qu’à la forme en défaveur du fond ?
    Où voulez-vous donc en venir ? Veuillez pardonner mon manque de jugeote s’il en est, mais il semble que vos intentions m’échappent… Ou bien, rien ne m’échappe et ce sont vos intentions qui devraient faire attention à leurs incontinences inopportunes.

    Et puisque vous trouvez utile de souligner une faute que je crois n’être pour le coup qu’une malheureuse inattention, je me pique, moi, de souligner et même de m’amuser un peu de votre frilosité, mais sans votre plaisir pourtant car comme je vous l’ai dit plus avant, j’en suis revenue.

    Il me paraît en effet bien confortable de mettre entre guillemets un extrait et de vous satisfaire de citer le véritable Maître Capello (que je trouve d’ailleurs assez attendrissant dans son obsession) lequel a contrario de vous, s’évertue comme il le prescrit à cette jeune fille irakienne, à “instruire le peuple en répétant (…) car ça gagne à être connu”.

    Que voilà une saine démarche dont vous devriez vous inspirer ! Car vraiment, vous postez avec un pseudo qui pourrait bien être fort drôle si vous en étiez à la mesure mais ce n’est tristement pas le cas et je suis forcée mon cher de vous écrire que vous ne dites finalement rien, en dépit de vos airs de spécialiste à la _mord-moi le noeud_ - passez-moi la grossièreté de l’expression - , puisqu’en somme vous citez à-tout-va, bien dissimulé sous un nom qui à mon sens vous sied aussi mal qu’à moi le jaune canari.

    Expliquez-nous si vous savez, dites nous pourquoi si vous connaissez, étalez vos savoirs si vous le voulez et faites-nous part de vos assurances en matière de subjonctif passé de l’auxiliaire avoir si cela vous chante, mais je crains que cela n’intéresse pas grand monde et ne soit, pour reprendre la presque intégralité de ce que vous écrivîtes, de très bon aloi dans ce contexte.

    Car enfin, avez-vous lu les commentaires qui précèdent celui de Joseph ? Vraisemblablement pas, car j’ose encore croire par-delà ma déception à la lecture de votre maigre commentaire que de là où vous croyez être assis[1], vous nous auriez épargné cette remarque si peu constructive en comparaison avec celles des autres si vous aviez pris connaissance de ce qui s’était écrit.

    Voilà donc, vous saurez dorénavant que l’on ne reprend pas mon Joseph sans s’attirer mon courroux, bien que son excellente plume et sa célèbre répartie ne nécessitent ni ne sollicitent mon secours, soyez-en certain.

    Je vous laisse me répondre avant de tirer mes conclusions car voyez-vous, je m’efforce de me laisser le loisir de disposer de tous les éclairements possibles avant de déduire sottement et de me montrer sous le jour peu avantageux de la courtesse d’esprit.

    Voilà qui devait être dit… Non mais !

    Des penseurs comme Descartes, Hobbes, Bergson ou Schopenhauer ont pansés leurs philosophies en réfléchissant sur l’objet du rire et ma foi, ils m’ont bien fait marrer parfois.

    Je me garderai donc bien d’aller leur chatouiller les dessous de bras à ceux-là, j’ai bien trop de respect et d’admiration pour eux pour avoir envie de les voir se désopiler comme je me poile à vous lire, vous tous, ça risquerait de les désacraliser pour jamais et j’entends furieusement conserver mon manque de recul à leur égard (rapport à mon plaisir complaisant dans l’idéalisation, toussa toussa).

    Lorsque Nietzsche (encore lui certes, mais qu’il était bon le bougre !) l’écrivit dans _Par delà le bien et le mal_[2] _”J’irais jusqu’à risquer un classement des philosophes suivant le rang de leur rire”_,
    il témoignait vraisemblablement de son mépris (affiché surtout pour Hobbes) pour les philosophes qui, selon lui, contribuèrent à donner au rire une bien mauvaise réputation.
    Eh bien ! Je me hâte alors de prendre un raccourci et de me flatter ainsi de compter parmi vous quelques forts beaux spécimens de philosophes, si j’en crois les coups de balais incessants de la voisine pour me faire taire…

    Mais ne vous y trompez pas ! Rire exprime la dérision, mais le sourire est considéré comme une expression naturelle de plaisir et si le rire sonne devant la médiocrité, la misère, le vice et le ridicule, qu’il porte intrinsèquement la marque du jugement, le péché d’orgueil (quelle arrogance de s’amuser de sa ponctuelle supériorité !) et qu’il est donc proprement immoral, ses vertues n’en demeurent pas moins savoureuses.

    Alors oui je ris.

    Je bascule la tête en arrière et je grogne toute gorge ouverte, je m’esclaffe comme une possédée ; mais je ne ris pas de vous, non je ris avec vous mes jolis. (Sourire)

    (Résolument, rire est une chose fort dangereuse et je m’interroge sur la nécessité de fermer à double tour ou non ce compartiment de mon cerveau sur lequel je me rend compte qu’encore une fois, je n’ai que fort peu d’empire…)

    (*Ah ah ah !*)

    *le Sphinx*,

    Ah merci pour ces lumières ! J’étais captivée… Je crois d’ailleurs avoir plus appris en seulement quatre ou cinq minutes d’une lecture attentive qu’en cinq années de cours de physique-chimie.

    Mais que fait l’éducation nationale !?

    Le-Sphinx-pro-fesseur, le-Sphinx-pro-fesseur !

    (Sans jeux de mots hein !) (Hu hu hu !) (Clin d’oeil)

    [1] Grouillez-vous de lire “son dernier billet”:http://mapril74.free.fr/index.php?2007/03/25/76-low-expectation-low-pleasure#co si vous ne l’avez pas encore fait, mais allez faire pipi avant ou bien…

    [2] _”Si haut que l’on soit placé, l’on est jamais assis que sur son cul”_ a dit l’homme qui écrivit _les Essais_.

    [3] Qu’il faudrait d’ailleurs traduire par _par-delà bien et mal_ pour plus de rectitude. Il semble en effet que Nietzsche entende se situer par-delà ces deux valeurs données en duo et non pas en opposées, comme nous suggère de le croire cette traduction malheureuse.

    (Merci Christian ! Hi hi hi ! ;-)

    *Note personnelle* : penser à écrire des commentaires moins longs si je veux que tous mes chers commentateurs gardent intacts leurs écrans en n’y tombant pas d’ennui la tête la première…

    (En même temps, vous le saviez hein ! ;-)

  57. Aude, Jeudi 29/03/07 à 02:46

    N’ai pas relu hein, c’est parce que je laisse ça à Maître Capello…

    (Ouh… C’était méchant ça ?!)

    Sinon comme ça à chaud, j’ai une traduction de locution latine de Desproges qui donne à peu près :

    “Vis comica”, _on devrait enfermer les comiques_.

    (Pierre-Yves represent !)

  58. le Sphinx, Jeudi 29/03/07 à 06:35

    “Note personnelle : penser à écrire des commentaires moins longs (…)”
    “Alea jacta est”, ils sont bavards à l’est.

    Je crois bien que c’est aussi du Desproges, mais n’en suis pas absolument certain.

    (mais moi je l’ai tout lu, recommencez quand vous voulez)

  59. Christian, Jeudi 29/03/07 à 11:18

    Oh merci ma chère Aude ! Je ne me souvenais plus que nous avions parlé de ça… :-) En effet “Par delà le bien et le mal” laisse entendre que le bien et le mal seraient deux entités définies, distinctes et déterminées pouvant exister indépendamment l’une de l’autre et seraient pour la circonstance reliées opportunément par la conjonction de coordination “et”…
    Alors que “Par delà bien et mal” dit dans un seul souffle s’approche beaucoup plus de la vérité de la parole de Nietzsche (dans son acception restreinte d’adéquation du mot à la chose en tout cas) car il fait du syntagme “bien et mal” une unité disjonctive et cependant indissoluble procédant d’une même logique sémio-narrative.
    C’est simple, non ? Il ne saurait y avoir de plus belles fleurs que celles qui s’épanouissent sur le sol de la plus grande rigueur.
    Bisous,
    ;-)

  60. Marie, Jeudi 29/03/07 à 12:01

    Hé, il me vient une idée : et si Maître Capello et Joseph n’étaient qu’une seule et même personne ? Y’a pas, je suis tro tro brillante. Sinon, j’accuse réception des bisous, plaf, sont tous là, pas un ne manque à l’appel.

  61. Joseph Pujol, Jeudi 29/03/07 à 12:19

    Marie-> bien vu

    Aude-> Maître Capello n’est que la magnifestation de ma névrose orthographique, l’enveloppe de ma schizophrénie corrective. Mais je suis touché par la soixantaine de lignes que tu as aiguisées pour la défense de mon analphébétisme galopant.

    …sinon…j’organise des combats de boue féminins…si tu veux je t’inscris…

  62. Christian, Jeudi 29/03/07 à 15:28

    Ma sœurette, avec la belle énergie qu’elle a, elle te leur ferait toutes mordre la poussière aux combattantes de boue… :-D

  63. Aude, Vendredi 30/03/07 à 15:36

    *Le Sphinx*,

    Oui, oui, oui ! C’est bien le même Desproges ! Celui-ci même qui
    après le “Ils sont bavards à la Gare de l’Est”, traduit l’incompréhensiblement méconnu *Alea jecta ouest* en “à Montparnasse aussi”.

    Et,… Tu m’as lu en entier ?! Sans pousser un seul _rrrrron…psshiiiit_ ?!

    Tu m’invites à recommencer en plus ? Bigre, que suis bienheureuse.

    (Faudrait que je pense à parler plus souvent avec des gens moins sujets aux narcolepsies chroniques que mes si chers amis alors.)

    *Christian*,

    Voilà qui est fort simple en effet si l’on dispose d’une explication telle que celle-là…

    Also, danke für die Aufklärung !

    (_”Il ne saurait y avoir de plus belles fleurs que celles qui s’épanouissent sur le sol de la plus grande rigueur”_.

    Who. Dis-moi qu’elle est de toi celle-ci que je m’en gargarise un peu dès que je peux ;-)

    *Marie*,

    Penses-tu ! Joseph ne ferait jamais une chose pareille, ce n’est pas du tout son genre voyons !…

    *Joseph*,

    (Mhhh. Cette affaire-là me rappelle un coup où j’avais répondu _”Oh ! Je t’aime moi aussi !”_ à quelqu’un qui me demandait sur un ton pas vraiment marqué d’interrogation _”Je t’aide”_ (?)…)

    Vrai ?! C’était toi alors ?!

    Ah ah ah ! Par tous les diables ! Mais c’est que je te proposerais bien la botte à toi aussi ! Alors si tu veux d’une idiote emportée qui brasse du vent pour des prunes, viens me chercher. Voyou va…

    (Tous mes bravos pour “magnifestation” et “analphébétisme”… C’est proprement excellent.)

    (Et pour les combats, j’suis ton homme.)

    *Christian*,

    Ouais ! _Coup-de-tête-balayette_ que je leur rétorquerais moi !

    (”Belle énergie”, mouais…

    Mais comme il me semble lointain le triomphe de ma raison qui me fera gesticuler pour autre chose que pour du vent (pujolien ou pas) ! ;-)

    (Tas de baisers pour toi)

  64. Aude, Vendredi 30/03/07 à 15:43

    *Message privé à un qui se reconnaîtra…*

    Voix d’outre-tombe :

    _”…tel le Bernard Pivot vengeur, assena sur ta nuque roidie par les années d’orthodoxie langagière, un coup rude mais souple de “précis de conjugaison pour les Nuls”…_

    _Sache donc que désormais et à chaque fois que tu étaleras ta névrose syntaxico-orthographico-grammaticale dans ces lieux (…), tu entendras résonner du fin fond de la toile mon rire implacable et dément…”_

    Moi : *Ah ah ah ah ah ah ah !*

    Et c’est qui le farceur qu’est farci ?

    Hin hin hin…

  65. Joseph Pujol, Vendredi 30/03/07 à 15:49

    C’est mon petit côté andouille…

  66. Aude, Vendredi 30/03/07 à 17:31

    C’est mon petit côté dinde…

  67. Marie, Vendredi 30/03/07 à 18:41

    Quand est-ce qu’on mange ?

  68. Christian, Vendredi 30/03/07 à 18:52

    Ouais, puisque tu en parles : et les fajitas alors ? Tu crois que j’ai laissé tomber juste parce que les filets de ton spam ont étranglé mes messages en pleine course ou quoi ? :-D

  69. Marie, Vendredi 30/03/07 à 19:04

    ’scuse, ce soir, c’est filament de boeuf au saté et nouilles sautées, portion pour deux. Moi, je t’en laisserais bien un peu, mais la Sonia est moyennement partageuse…

  70. Christian, Vendredi 30/03/07 à 19:33

    @ Marie : c’est malin tu m’as fait venir la salive !

    @ Aude : j’ai tant de plaisir à lire quelque chose d’intelligent chez les autres (car si on pouvait être heureux et progresser tout seul, ça se saurait… :-) que je ne manque pas de restituer aux auteurs présumés leurs paroles lorsque je les leur emprunte… Ou alors c’est que j’ai vraiment métabolisé par devers moi… Mais de là à dire que c’est de moi !?! Beckett disait : “Lorsque l’encre est sèche, elle me dégoûte !” > dégoutte, parce que Beckett, hein, il en connaissait un brin !
    Bisous ;-)

  71. le Sphinx, Vendredi 30/03/07 à 21:05

    “ (…) “précis de conjugaison pour les Nuls”…”

    Celui-là je l’ai dans ma biliothèque, juste à côté de “la philosophie de Nietzsche pour les Faibles” (ouvrage épuisé, ni par terre ni par mer tu ne trouveras le chemin qui mène chez le libraire qui l’a encore dans ses rayons)

  72. Aude, Vendredi 30/03/07 à 21:07

    (Quand tu veux, mais que si c’est tes fajitas ;-)

    Ah tiens pendant que je te tiens *Marinou*, j’te dis pas, y faut que j’te dise un truc, fou !

    Figure-toi qu’hier soir, même pas alcoolisée (pour cause de _”jus de fruits ou schweppes agrumes ?”_… La honte) au sortir du vernissage des portes ouvertes d’une école pour jeunots-aux-parents-qui-raquent-sec, alors que je me dirigeais avec lenteur vers mon mobilaude à pédales, voilà que j’entendis à seulement quelques pas de moi :

    _ “Atta, atta, atta ! J’appelle Sonia.”

    BING BANG BOUM, mon sang ne fit qu’un tour ! Bon sang de BONSOIR, c’était forcément toi !

    Je me retournai vivement vers la voix et j’aperçus alors une petite blonde qui tapotait sur son téléphone en pouffant avec un très grand type qu’avait presque pas de jambes…

    Timide mais résignée, je m’avançai donc et parvins à articuler avec une saleté de constipation verbale fulgurante :

    _ “Heu, pardon, heu…Bonsoir… Pardonnez-moi de vous ennuyer mais… Heu, bonsoir, je suis Aude…”

    (Silence gênant pendant qu’Elle semble essayer de toucher le haut de son front avec ses sourcils et que Lui scrute sans vergogne et avec une curiosité toute affichée mon fabuleux jean rapiécé tout pourrave et mes cheveux de sorcière, dégoulinant si gracieusement sur mon visage à couleur de tes gants.)

    _ “Moi pas, mais enchantée de vous connaître”, me rétorqua-t-elle d’un ton amusé et un rien condescendant.

    _ “Heu oui, pardon… Hem ben en fait, je vous ai entendu parler et en fait vous m’avez fait penser à… Heu, voilà en fait, je me demandais si… Hem. Je me demandais si vous aviez un blog… En fait.”

    (A cet instant précis, tous les rires de mépris qui sonnaient jusqu’alors à l’intérieur de ma tomate de tête se turent enfin, pour ne me laisser plus qu’entendre ses petits rires de souris à Elle en le regardant Lui, mes bruits de ventre intempestifs (maigre buffet) et mes raclements de gorge.)

    _ “Un blog ?! Mais… Pourquoi vous voulez savoir ça ?”

    Rha.

    Elle décidait donc de ne rien m’épargner en honte et je fus forcée de tout expliquer avec ma constipation persistante : mon blog, le tien, les poèmes, les bisous, ta Sonia, tes “Atta, atta”, ma robe en meringue et ta queue-de-pie…

    (Naaaan, pas les deux derniers en vrai, hein !)

    (Je te passe le reste du dialogue et j’en viens au fait parce que _vingt dits “eux” deux vin d’yeux_, c’était pas très glorieux…)

    Au final, elle m’a dit qu’elle s’appelait Bérangère et que Sonia, c’était sa soeur…

    Alors de deux choses l’une : soit il y a une fausse Marie à Faidherbe-Chaligny et alors là c’est quand-même foufoufou que je sois tombée dessus (façon de parler), soit t’as eu la honte en me voyant arriver trempée comme une soupe vers vous, eux, ou j’sais pas mais bref, et tu t’es poilée comme une tordue en me voyant repartir comme une grosse patate sur mon vélo.

    Moi, je penche pour la première soluce parce que j’sais pas, mais elle avait l’air d’être salement bêcheuse cette blonde de Bérangère et puis en plus, je crois bien qu’elle, je ne l’aime pas du tout.

    (Bérangère… Non mais vraiment.)

  73. Aude, Vendredi 30/03/07 à 21:28

    *Ah bah ! J’ai été eue !

    Vous avez discuté de fajitas avant moi !!*

    _Citer les mots de quelqu’un, c’est mettre sous verre une collection de beaux papillons qui ont perdu leur lumière et leur éclat_…

    Oscar Wilde avait bien raison ; alors du coup ta maxime, je me la garde que-pour-moi !

    Hi hi ! Merci *Christian* !
    (Sourire)

    *le Sphinx*,

    _”Nietzsche pour les faibles”_ ? Non ?! Ils ont osé alors ?

    Ah ah ah ah !

    (Dis, tu me crois si je te dis que je possède deux exemplaires de la _Littérature pour les Nuls_ ?

    Parce que moi, je ne crois toujours pas que quelqu’un ai osé m’offrir ça deux Noëls de suite…

  74. le Sphinx, Vendredi 30/03/07 à 21:52

    Ah ça… on peut dire que c’est un Noël qui laisse dans la bouche le goût de l’éternel retour.

    Non non, “ils” n’ont pas osé, je brodais, ça m’est venu comme ça, une inspiration subite. Mais parfois tu sais je me dis qu’au fond “ils” n’auraient peut-être pas si tort que ça, que sa pensée s’adresse aux “hommes supérieurs” bien plus qu’au surhomme.

    Zarathoustra descend de la montagne pour parler aux hommes (et non il n’en descend pas à cheval!).

    Je suis schopenhauerien
    Mais parfois pour un Rien
    Je deviens nietzschéen

    (hum le poème qui affleure et fleure bon le plaisir de puer)

  75. Marie, Vendredi 30/03/07 à 23:16

    Atta, atta, atta y’a un kunkun qui OSE utiliser ET mes expressions ET ma Sonia ? Et qui te prend de haut, par dessus le marché ? Bérengère ou pas (non mais hé, personne ne peut s’appeler Bérengère pour de vrai, ho !) je m’en vais à Faidherbe-Chaligny pour lui péter ses tibias à celle-là !
    Bon, on va faire un truc : si tu croises une autre petite blonde qui pouffe (!!) d’abord, tu mates son compagnon. S’il n’a presque pas de jambes, ça se peut pas. S’il est très beau, y a des chances pour que ce soit le mien. Alors, tu prends ton téléphone et tu fais mine de parler à … Marie (mais assez fort pour qu’on t’entende, hein ?). Si c’est moi, je fonce te rouler une pelle. Chuis diabolique.

  76. Fell, Samedi 31/03/07 à 01:46

    Tss tss tsss…Bulle de savon ?

  77. http://desmurmures.canalblog.com, Dimanche 01/04/07 à 13:35

    Et pendant c’temps-là, on surfe…