Aujourd’hui de merde comme un hier révolu.

Publié par Aude le 01 février 2007

Les sels arsenicaux.

En Danaé moderne dans l’airain de ma tour

Où j’estompais mes cernes, je gommais mes contours,

On m’a fait sa captive en mes pierres infiltrant

M’abandonna lascive et morte secrètement.

Le mois s’en est allé mais c’est moi qu’il quittait

Mon coeur sous son bras, brûlant, brûlé par lui

Piétinées mes vertus et mes délectations

Mes vanités perdues pleurant à l’unisson.

Je conviai des charognes pour me faire leur festin

Qu’elles tirent sur mes entrailles, éparpillent leur butin

Que leurs becs pointus fassent craquer ma chair

Et qu’elles ne laissent rien moins que pour nourrir les vers.

La terre sèche des vignes fourmillait d’araignées

Monstrueuses craintives, mordeuses contrariées,

Déchiqueter ma peau, sanguinoler mes yeux

Comme je les eusse aimé ces créatures de Dieu.

Je rêvai de mâchoires et des griffes acérées,

D’animaux mangeurs d’hommes qui eussent pu profiter

Dans la douce froidure par cet hiver manqué,

De mon corps de vingt ans assis à un bureau

Sans une moindre éraflure qui marquerait ma peau.

Mon supplice suppure

Ses sels arsenicaux.

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Commentaires

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  1. Joseph Pujol, Jeudi 01/02/07 à 11:26

    Ecrire du Villon, assise à son bureau. Rêver de carnage en détour de page, de rouge sur la neige molle du temps horizontal.
    Gratter la blessure, superficielle, pour l’os concret, en profondeur.

    Te suivre en ballade, des pendus à tes rimes.

  2. Boeuf-carottes, Jeudi 01/02/07 à 17:56

    Quand t’as pas le moral

    Sors tes plus grosses cymbales

    Va dans la rue

    Et cours cul nu

    Ca arrive que les histoires d’amour

    Sentent parfois le rocamadour

    Aude t’es la plus chouette

    Ne te prends pas la tête

    Pour toi jolie belette

    Je ferai la poète.

  3. Aude, Dimanche 04/02/07 à 20:49

    _J’avais laissé la plaie aux pommades des jours_
    _Mon regret s’enticher des outrages du temps_
    _Vos auspices de suture, à ma peine messéants,_
    _A ces heures pleurantes m’agrippaient en Pandours._

    _Accouché, le supplice de jadis_
    _Achevé, me défaire de son fer_
    _Delivré, l’ordinaire de mon suaire_
    _Oublié l’Eurydice, in extremis._

    *Joseph* et *Jardinière-de-légumes-à-l’orange-attitude*,
    Vous savez que vous me plaisez bien tous les deux, avec votre truc en plume en peau de poésie ? (Je veux un poète moi…)
    Joseph, tu habites toujours chez tes parents ?
    Carlingue, tu veux faire un tour, heu… dans la bagnole ?
    (Hin, hin, hin… ;-)

  4. mix, Lundi 05/02/07 à 15:44

    Ô rage sans guigne d’une orange sanguine…