Aujourd’hui de merde comme un hier révolu.
Les sels arsenicaux.
En Danaé moderne dans l’airain de ma tour
Où j’estompais mes cernes, je gommais mes contours,
On m’a fait sa captive en mes pierres infiltrant
M’abandonna lascive et morte secrètement.
Le mois s’en est allé mais c’est moi qu’il quittait
Mon coeur sous son bras, brûlant, brûlé par lui
Piétinées mes vertus et mes délectations
Mes vanités perdues pleurant à l’unisson.
Je conviai des charognes pour me faire leur festin
Qu’elles tirent sur mes entrailles, éparpillent leur butin
Que leurs becs pointus fassent craquer ma chair
Et qu’elles ne laissent rien moins que pour nourrir les vers.
La terre sèche des vignes fourmillait d’araignées
Monstrueuses craintives, mordeuses contrariées,
Déchiqueter ma peau, sanguinoler mes yeux
Comme je les eusse aimé ces créatures de Dieu.
Je rêvai de mâchoires et des griffes acérées,
D’animaux mangeurs d’hommes qui eussent pu profiter
Dans la douce froidure par cet hiver manqué,
De mon corps de vingt ans assis à un bureau
Sans une moindre éraflure qui marquerait ma peau.
Mon supplice suppure
Ses sels arsenicaux.
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Ecrire du Villon, assise à son bureau. Rêver de carnage en détour de page, de rouge sur la neige molle du temps horizontal.
Gratter la blessure, superficielle, pour l’os concret, en profondeur.
Te suivre en ballade, des pendus à tes rimes.
Quand t’as pas le moral
Sors tes plus grosses cymbales
Va dans la rue
Et cours cul nu
Ca arrive que les histoires d’amour
Sentent parfois le rocamadour
Aude t’es la plus chouette
Ne te prends pas la tête
Pour toi jolie belette
Je ferai la poète.
_J’avais laissé la plaie aux pommades des jours_
_Mon regret s’enticher des outrages du temps_
_Vos auspices de suture, à ma peine messéants,_
_A ces heures pleurantes m’agrippaient en Pandours._
_Accouché, le supplice de jadis_
_Achevé, me défaire de son fer_
_Delivré, l’ordinaire de mon suaire_
_Oublié l’Eurydice, in extremis._
*Joseph* et *Jardinière-de-légumes-à-l’orange-attitude*,
Vous savez que vous me plaisez bien tous les deux, avec votre truc en plume en peau de poésie ? (Je veux un poète moi…)
Joseph, tu habites toujours chez tes parents ?
Carlingue, tu veux faire un tour, heu… dans la bagnole ?
(Hin, hin, hin… ;-)
Ô rage sans guigne d’une orange sanguine…