Aude : (4+3) x 2 , Alexandre : un.

Publié par Aude le 07 décembre 2006

Le Mendiant échevelé.

Échouant dans mon wagon un vieux bougre puant
Pendant l’heure de pointe pisse sur lui publiquement,
Ralentit l’affluence des parisiens hâtés
Lorsque le liquide chaud menace de les toucher.

Le vide se fait vite le monde est répugné
Mais j’attends une chose qui me fait m’attarder,
Voir dans l’oeil mi-clos et morne de ce vieux
La grâce de la misère que soufflerait un dieu.

C’est donc lui la relève de la mendiante rousse
Qui pour l’heure à mes pieds gît tristement et tousse,
Mystérieuse figure, spectre parmi mes songes

A qui je veux donner le seul de mes baisers
Impétueux et grave, farouchement conservé,
Sur sa belle peau salie de la crasse de Paris.

Trackbacks

Les trackbacks sont fermés.

Commentaires

Les commentaires sont fermés.

  1. pup, Jeudi 07/12/06 à 20:27

    Ouaou.
    Ouaou, ouaou !

  2. Aude, Jeudi 07/12/06 à 21:09

    Pup…
    Lorsque vous ne trouvez plus vos mots et que vous ne pouvez plus m’écrire qu’en onomatopées…
    Je ne sais si vous l’entendrez, mais ça me fait tout chose…
    Pshhhhhhhhhhhhhhhhhit…
    (Alors ça, c’est le bruit de l’oeuf que je viens de casser sur mes joues toutes rouges.)