A vieille mule, frein doré.
La preuve par trois.
Je ne suis absolument pas au fait de la législation en vigueur pour ce qui est de la question des droits d’auteurs de blogs, mais je crois cet endroit le plus approprié pour déposer une chose que j’ai peur que quelqu’un me vole, parce que des gens me suivent. Préférablement à une vaine tentation de dissimulation qui n’assurerait certainement pas ma sauvegarde si d’aucun eût eu la même idée et la fasse un jour valoir, et tenant également compte que,
- Tout Pierre fait confiance au sens éthique d’Internet.
- Or je fais confiance à Pierre
- Donc je fais confiance au sens éthique d’Internet.
Je le publie ici, maintenant, la date et l’heure de publication faisant foi :
“Le dentier du chapeau
a les dents qui exsudent”.
Soit, voilà qui est fait. Je pense que c’est le meilleur concept qu’il m’ait jamais été donné d’avoir jusque-là.
Charles ? Me prêteriez-vous vos binocles, je vous prie ?
Où fichtre est passée la beauté baudelairienne ?
La mendiante rousse est pour l’heure un pauvre bougre puant qui se pisse dessus dans le métro à l’heure de pointe, la passante majestueuse avec sa jambe de statue détourne de nous son regard méprisant et empeste le parfum, mais le vin et le haschich relèvent la toile de jute et révèlent encore nos esprit à nos paradis résolument perdus par ces temps artificiels.
A paraitre pour bientôt : un sonnet, qui pour le moment exige une familiarisation d’avec l’idée de publication, avant sa publication.
Kazimir… Ferme un peu ton sucrier, tu veux ?
Je viens d’apprendre que ma pensée est fondée sur le même système capitaliste d’accumulation que celui d’un banquier libéral – un ou deux pléonasmes ? – puisque : si j’apprends, plus j’en sais, davantage j’ai envie d’en apprendre…
Je devrais m’inquiéter vous croyez ?
Zorro est arrivé et il s’appelle Pup.
Comme je l’écrivais un jour à quelqu’un qui s’en foutait, et qui mérite donc la sérieuse reconsidération que je fais ici de la question de son accès exclusif à cette petite littérature ridicule que fut ma correspondance amoureuse : “Avec toi, je veux faire lever le jour et bouillonner le monde”…
Waouh ! J’ai eu mon premier commentaire ! Et de quelqu’un que je ne connais pas, qui ne me connait pas et qui ne connait même pas quelqu’un que je connais qui lui aurait parlé de moi ! En plus, c’est quelqu’un qui fait des trucs que j’aime ! Waouh !
Alors Monsieur Pup, je vous habille de mes mères, si… A moins que ce ne soit plutôt ces mers-ci, ces maires-ci, ou alors ces mercis-là… Oh ! Je ne sais pas, je ne sais plus, j’ai oublié ; je suis tellement émotionnée ! Vite, vite, mes sels !
Les Carreaux, les Maths et les Pierres.
Pierre, Carotte, échec et Mat
Caroline est : sur Terre, vive, imaginative, à l’écoute, véritablement hilarante et bien sous tous rapports.
Elle aime beaucoup: ma tarte tatin, les jeux, la photographie, ses parents, avoir le dernier mot, la crème fraîche et la chantilly, les pulls en cachemire, l’harmonica, les petits fonds de verres, les pyjamas, du grain sur ses photos, Nina Simone, se déguiser, les chiens, les sushis, les blagues et Pierre.
Mais elle n’aime guère : les légumes, perdre aux jeux, les dissertations de philosophie, les dimanches, les araignées et les gens méchants.
Elle se fout : régulièrement de moi et de l’heure qu’il est.
Elle fait : de très belles photos et des lasagnes bonnes à s’en taper le cul parterre.
Il lui est indispensable d’avoir : de la crème hydratante le matin.
Mathieu est : sur Terre mais très à l’ouest, drôlatique, pertinent, surprenant, ultra créatif et bien sous tous rapports.
Il aime beaucoup : ma tarte tatin, l’art, les chats, la contrebasse, les belles choses, les petits trucs à manger debout et toute la journée, les petits jus de fruits toute la journée aussi, le jazz, les fins de cigarettes, les petits détails qui font tout, les jeux de mots, Miles Davis et la poche ventrale de ses gilets à capuche.
Mais il n’aime vraiment pas : les jeux de société, la pression exercée par une quelconque autorité, les dimanches et les délais.
Il se fout : de temps en temps de moi et de l’heure qu’il est.
Il fait : des dessins sublissimes et de drôlissimes jeux de mots absolument surréalistes.
Il lui est indispensable d’avoir : un secours pour sommeiller.
Pierre est : résolument dans le cosmos, intelligent, désopilant, singulier, très classe et bien sous tous rapports.
Il aime beaucoup : ma tarte tatin, les ordinateurs, les cigarettes à filtres blancs, la discrétion, Ruby on Rails, le bon café, Jimi Hendrix, le silence, les chiens, le roquefort, les jeux de mots et Caroline.
Mais il n’aime pas du tout : manger entre les repas, se lever tôt, Microsoft, les dimanches, les araignées, les ragots, Microsoft, les grands comités, Florence Foresti et Microsoft.
Et il se fout : de ses chaussures, de l’impact des émissions gazeuses bovines sur l’atmosphère, parfois de moi et de l’heure qu’il est.
Il fait : d’excellents trucs informatiques, d’excellents jeux de mots absurdes à couper le souffle dés le réveil et d’excellents cafés.
Il lui est indispensable d’avoir : quelque chose à faire ou à lire en attendant.
Ces trois qui précèdent, me connaissent et me regardent faire tomber des choses – ou moi-même – à longueur de temps, dire des conneries, faire des crises de doutes, déménager, lire le dictionnaire, avoir des lubies et tout un tas d’autres choses inavouables qu’ils ne révèleront j’espère jamais.
Je me déclare à eux par ce présent billet en leur déclamant un peu de ce qu’ils sont pour moi ; ces 3-là me sont plus précieux que toutes les conjugaisons et règles de grammaire française, et je ne les échangerais pas même contre l’abolition du langage abrégé des sms que j’exècre pourtant. Vous qui êtes mes garde-fous, je vous “kiffe”.
Cependant, la folie douce qui est la mienne exécrant probablement bon nombre de mes semblables, que ces gens-là reçoivent, à défaut de la totalité de mon chapelet d’injures, l’expression de mes sentiments les plus choisis. Puissent-ils en avoir des cornes.
Ante ovo
Les commencements sont fascinants.
Par commencements j’entends les “avant-débuts”, les signes avant-coureurs. Comme l’attention toute particulière que l’on s’accorde à la préparation d’un rendez-vous attendu, le silence presque religieux qui précède l’aveu d’un secret, le brouillard des prémisses d’une hypothétique histoire, le mouvement fébrile de retournement systématique de chacune des lettres que l’on reçoit pour la lecture du nom de l’expéditeur dans l’attente d’une toute spéciale, la flexion du coude qui conduit la tasse de café chaud jusqu’aux lèvres et l’inutile – mais néanmoins inhérent – souffle imperceptible sur la surface mousseuse pour l’illusion de se préserver d’une brûlure, la rumeur des pas de quelqu’un que l’on attend, la préface d’un livre que l’on aimera forcément, les caresses toutes vêtues de timidité alors qu’on est encore habillé, et encore bien d’autres choses.
C’est l’idée que je porte aux nues, la genèse, la promesse germinale de ce qui peut être prometteur, la projection dont on se garde mais à laquelle on cède, l’irrépressible extrapolation irrépréhensible. L’entrevue avec le possible, l’horizon du mieux, la construction hypothétique, par là l’infaillibilité du plan et la foi à toute épreuve, enfin.
Avant l’oeuf.Voie Yale…
A
ahmucère, n. m. – Sujet dont on ne veut surtout pas parler.
E
ébueilard, n. m. – Enfant qui a toujours le nez qui coule.
I
irdounaud, n. m. – Livre que l’on prétendait avoir lu et dont il faut maintenant parler.
O
ohnerlieu, n. m. – Ami(e) qui veut à tout prix un avis sincère sur ses créations, mais qui fait des compositions picturales avec des pétales de roses.
U
umaifite, n. f. – Première tranche de pain du paquet que l’on conserve précieusement au-dessus.
Y
ybuthice, n. m. – Fils et câbles toujours emmêlés entre eux.
Qu’on sonne !
G
guamaurd, n. m. – Bras toujours en trop lorsqu’on est deux au lit.
N
nimire, n. f. – Lettre ou signe introuvable sur ce clavier.
P
painivite, n. f. – Pub intempestive sur TSF.
Q
quernopses, n. f. – Miettes de chips à la fin du paquet.
U
umhh-rah, n. m. – (de l’audien umhh-rah, aho, ahioli, râler) 1 . Tic-tac émanant soudainement du réveil alors que l’on vient de se coucher exténué. Par extension : réveil qu’on n’entend pas le lendemain matin, la sonnerie étant étouffée par une pile d’oreillers. 2 . Pertes sanguines mensuelles avant un rendez-vous.
Le CER, pas Le CAIRE…
C
cabeirode, n. m. – Truc collant par terre.
cabira, n. m. – Par extension : truc collé sous la semelle.
E
emjine, n. f. – A Paris, goutte que l’on reçoit alors qu’il ne pleut pas.
R
regoumfir, v. – Etat d’être quatre adultes assis à l’arrière d’une voiture.