“Un peu plus d’adgosz, mon brave je vous prie.”
A
aguoujifo, n. f. – Éponge pleine d’eau qui n’étouffe plus le bruit du robinet qui goutte.
aguri, n. f. – Éponge qui sent mauvais.
D
dache, n. f. – Étiquette autocollante qui se déchire lorsqu’on veut l’enlever.
dizgerefedre, v. – Avoir du fromage corse dans son frigo.
dulaiturir, v. – Avoir 3 bouteilles de lait ouvertes dans son frigo.
G
groipitée, n. m. – Grille-pain qui ne fonctionne que si l’on garde le doigt appuyé sur le bouton.
O
omaloun, n. m. – Chat qui semble nous aimer puisqu’il monte sur nos genoux, mais qui repart aussitôt après avoir pété.
S
salamvo, n. m. – Vêtement qui nous allait pourtant très bien dans la boutique.
Z
zai, n. f. – Souris déboyautée que le chat a abandonné sous le buffet du salon.
zylèle, n. m . – Mot qu’on a sur le bout de la langue.
Les instants précieux
C
cizpufins, n. m. plur. – Confidences à un inconnu parce qu’on est bourré.
E
encigüte, n. m. – Moment de solitude extrême lorsqu’on parle et que plus personne n’écoute.
G
gromm, n. m. – Gargouilli ventral très sonore, en public.
H
haozeirglu, n. m. – Sentiment désagréable après avoir laissé un message long et confus sur une messagerie vocale.
Du B, de l’H et du P, s’il vous plaît Madame.
B
bimorblamarg, gue, , n. m. – Endoit saillant – poutre ou coin de mur – qu’on se prend encore au bout de tout ce temps.
H
harfir, v. – Dire : “Allez, on fait la vaisselle demain”.
P
priouze, n. f. – Glissade sur le sol de la salle de bain qui produit un bruit tellement suspect qu’on se sent obligé de préciser que c’est un son de glissade.
Du bien nommé des choses
Sur le modèle ô combien génial du Baleinié, Tomes I et II de Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann, édité chez Seuil, cette catégorie a pour vocation de nommer puis de répertorier les ennuis et inconforts quotidiens qui n’ont pas encore, pour une raison qui demeure aussi impénetrable que les voies du Seigneur, été reconnus et baptisés comme il l’eût fallu par nos honorables académiciens et grammairiens pas du tout croulants. Cerbères zélés du “bon parlé français”, sonnant clairons et trompettes devant de scandaleuses entrées d’anglicismes, ils méprisent cependant les basses affaires de prosaïsme, pourtant l’apanage de tout un chacun.
Tous ces vocables sont baptisés selon un principe de néologismes, et sous la forme d’interjections onomatopéiques dans la mesure du possible. Cette liste n’est pas exhaustive, mais tend à le devenir.
B
bauroir, v. – Faire croire que c’est le chat ou le chien qui a pété.
G
gneu, n. m. – Excellent café mais dégusté en s’étant lavé les dents juste avant.
J
junur, n. f. – Idée fixe, et totalement stupide.
Haïku inachevé.
Tous les matins,
J’envie mon chien.